Nos Partenaires


RPG contemporain
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 L'Envers de l'Endroit - Terminé -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Mar 26 Mai - 1:00

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

  L'envers du décor
C'était cette terrasse aménagée sur le toit de l'ancienne imprimerie qu'elle transformait en loft, mi professionnel, mi privé. Une sorte de jardin privatif, avec une vue sur une partie du district, parsemé de plantes et fleurs ou elle aimait venir se détendre en fin de journée. Notamment ce jour, puisque la financière avait refermé ses dossiers et son ordinateur plus tôt que d'habitude. Et dix minutes plus tard, elle était confortablement installée sur l'un des fauteuils aux coussins moelleux et sirotait un Martini en composant le numéro de Max sur son téléphone. Son ami styliste décrocha à la première sonnerie et elle n'eut même pas le temps de le saluer poliment que déjà il l'houspillait. Au point qu'elle dut reculer le portable de son oreille, malgré le large sourire qu'elle affichait, connaissant d'avance le motif des amicales réprimandes auxquelles elle n'allait pas couper !

Max : - Non mais tu as vu l'heure Chérie ! Dis moi au moins que tu es en train de macérer dans un bain d'huile parfumée ?! Ah ben non ! Suis je cloche ! Mademoiselle n'a toujours pas raccordé la baignoire qui trône au milieu du salon, à quoi bon, c'est plus important de finir la cuisine d'abord !

- Puisque ma douche est fonctionnelle oui très cher, et je me détends quelques minutes vu l'heure justement. Dois je te rappeler qu'en trente minutes je serais prête MOI ? Sinon ? Va bene ?

Quelques remarques sur le manque de temps accordé à se pomponner plus tard, Max raconta sa journée en lui rappelant l'importance de son dîner de ce soir, non pas pour le côté professionnel, mais juste pour le prestige du lieu ou celui-ci se déroulerait. LE restaurant étoilé de la vile ou il fallait des semaines pour obtenir une réservation et ou elle allait croiser tout le gratin. Ce qui emballait le styliste bien plus que la jeune femme, qui elle avait surtout hâte de goûter à la cuisine que le prestigieux Endroit offrait.

Son verre pyramide presque terminé, elle saisit la rondelle de citron, manie qu'elle ne s'autorisait que lorsqu'elle était seule bien sur, et croqua dedans à pleine dents. Comme de bien entendu, le visage se crispa en une grimace peu esthétique au contact de l'acide sur les papilles gustatives. Allez, il était temps de se remuer un peu si elle ne voulait pas être en retard, chose qu'elle détestait par dessus tout. Passage prolongé donc dans la salle de bain inachevée mais suffisamment fonctionnelle, elle prit même le temps d'étaler sur sa peau quelques gouttes d'huile de tiaré qui se mariait parfaitement avec les notes vanillées de son parfum. Le choix du vêtement était déjà fait, une robe blanche, aussi simple que classe, échancrée dans le dos, dont les seules fioritures étaient des bretelles fantaisies en brillant argenté qui finissaient en lacets se croisant pour maintenir le dos à demi dénudé, assorties aux anneaux qu'elle laissa pendre à ses oreilles. Ses longs cheveux seraient simplement lissés un peu. Elle chaussa ses pieds de ses tout nouveaux escarpins blanc à lanière, ignorant encore qu'elle regretterait amèrement de ne pas avoir suivi les conseils de son ami de ne jamais porter de chaussures neuves à un premier rendez vous, surtout devant un public de marque !

...:
 

Dernier coup d'œil dans le miroir qui lui renvoyait une image qu'elle qualifia de correcte, elle attrapa son étole qui complétait sa tenue et leva les yeux sur la pendule murale. Parfait timing, le taxi réservé klaxonnerait dans moins de cinq minutes. Juste le temps de repasser par son bureau et lire quelques mails, elle verrouilla le rideau métallique avant de s'engouffrer dans le véhicule. Puisqu'il y avait des chances qu'ils boivent quelques bons verres de vin, elle avait préféré se faire déposer directement au restaurant.

Charly patienta quelques minutes encore avant de pénétrer dans le fameux lieu étoilé de la ville. Très huppé en effet, et particulièrement classe, elle apprécia le décor sobre et coordonné de la grande salle, un panaché allant du beige au marron qui apportait un côté cosy très plaisant. Les banquettes de tissus en demi lune ainsi que des colonnes claires séparaient l'espace en plusieurs endroits plus ou moins intimes. Essayant de ne pas afficher son admiration pour la décoration intérieure, elle se présenta devant le pupitre ou reposait un grand registre et s'annonça :

- Miss Fox, je suis attendue par Monsieur Di Tommaso s'il vous plaît

Chef de rang : - Bonsoir Madame, Monsieur a prévenu qu'il serait très légèrement en retard, mais a donné des consignes pour vous faire patienter, suivez moi je vous prie ...

Retard ?
Le mot titilla l'oreille exacerbée, mais elle ne fit rien paraître et suivit le jeune homme qui la dirigeait vers une table ronde, en plein milieu de la salle. Discret, ne put-elle s'empêcher de noter ! Ce qui n'était pas forcément une mauvaise chose. D'après Max, l'homme qu'elle allait rencontrer ce soir traînait derrière lui une réputation qui aurait fait renoncer la plupart des comptables de l'Etat.
Mais pas elle.
Son passé familial l'avait largement aguerri de ce genre de mafieux soupçonnés des pires trafics, voir pire, mais dont aucune preuve de son implication n'était jamais faite. Savoir s'entourer de Capo qui se salissaient les mains pour vous était tout simplement vital lorsque l'on pratiquait ce genre de business. Son besoin de développer un porte feuille de clients, puisqu'elle s'était installée à son propre compte, était tout aussi important ce soir que la curiosité de rencontrer l'Italien, même si cela était contre l'approbation de son ami. Elle avait ses propres raisons.

A peine fut-elle installée, on lui fit servir une coupette de Champagne et quelques "amuse bouche" pour la faire patienter, comme annoncé. Un délice, autant les feuillletines fourrées dont elle essayait de deviner les ingrédients, que le liquide doré et pétillant dont on emplissait son verre ... pour la troisième fois !
La jeune femme n'y avait pas de suite prêter attention, mais plusieurs yeux étaient braqués sur elle, seule à déguster ses mignardises dont elle aurait volontiers repris une autre part d'ailleurs.
Plus de trente minutes de retard, cela devenait impoli, en plus de la mettre très mal à l'aise. Et si elle continuait de s'abreuver du pétillant nectar, elle risquait de finir pompette ! Alors tant bien que mal, elle tentait de garder un sourire affiché aux lèvres, pestant intérieurement sur ses escarpins qui comme si cela ne suffisait pas pour un échec de début de soirée, compressaient ses pieds bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle n'osait même pas se lever pour se rendre aux sanitaires et entreprit donc une danse des jambes, croisant et décroisant celles-ci tout en se dandinant le plus discrètement possible sur la banquette.

Plusieurs fois elle leva des yeux implorants en direction du serveur, espérant que celui-ci lui annonce l'arrivée imminente de son futur client potentiel. Mais inlassablement l'homme au nœud papillon secouait légèrement mais négativement la tête, un air de presque pitié dans le regard au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient ... Quelle idée de vouloir jouer les belles avec cette pochette en guise de ... sac à mains ? Non pochette, cela portait bien son nom ! Pas de place pour un téléphone ou un paquet de cigarettes. Certes, elle ne fumait plus, mais là, elle paierait cher pour faire pénétrer un peu de nicotine dans ses poumons.
Presqu'une heure de retard et cela faisait un moment que le serveur ne s'approchait même plus puisqu'elle avait refusé les deux dernières fois ou il avait proposé de servir une autre coupette "pour patienter".

De plus en plus d'yeux curieux sur elle, une envie qui devenait plus que pressante et des pieds qui si elle les retirait de leur neuf emballage ne pourrait plus y entrer avant plusieurs heures. L'Endroit avait beau être magnifique et les mises en bouche appréciable, elle commençait amèrement à regretter d'avoir accepter cette invitation et la colère, avant tout contre elle même, était en train de colorer de pourpre ses joues. Même son sourire d'ordinaire si doux avait tendance à devenir un tantinet crispé.
Deux minutes !
Si dans deux minutes il n'était pas là ... elle partirait ?
Ce serait un supplice de ne pas déguster quelques plats dont le fumet ravivait ses papilles à chaque service de tables ...
Dilemme ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Mar 26 Mai - 18:49

Dire qu'il y a encore une semaine, Isaac devait faire avec ses méchantes égratignures et autres coupures récoltées lors de sa chevauchée à Black Mountain. Il était enfin en pleine possession de ses moyens. S'il s'était refusé à arrêter le sport pendant sa convalescence, il avait un peu levé le pied sur le boulot. Ainsi Isaac avait un peu délaissé sa cuisine à sa brigade de confiance. Il restait cependant bien attentif à ce qui sortait de sa cuisine et surtout à la manière dont ses employés travaillaient. Depuis toujours, Isaac est un patron très gentil et tout le monde le sait. C'est vrai si on s'arrête cinq minutes pour l'observer, on remarque plein de choses. Il est toujours là pour donner un coup de main pour déplacer une table et il donne des conseils précieux à ses apprentis en cuisine. Il est toujours prêt à faire une avance sur salaire ou même à rendre un service en dehors du boulot. Cependant en échange de tant de gentillesse, Isaac exigeait un travail parfaitement réalisé et une équipe sur-motivée. On peut dire que la formule marchait à merveille. Le restaurant Étoilé de la ville faisait des envieux et le monde se pressait aux portes. Une bonne cuisine et une équipe toujours souriante, il n'y a pas de secret. En plus de cela, les prix à la carte étaient abordables et Isaac y veillait personnellement. Effectivement, on ne pouvait pas rivaliser avec le tarif du Menu Maxi Best Of de la célèbre franchise au M majuscule mais ce n'est pas non plus ce que l'on recherchait à l'Endroit.

Ce soir là, Isaac ne comptait pas remettre son tablier. Il s'accordait encore une petite semaine de repos. Comme depuis le début de la semaine, il va se contenter de faire des aller-retour en cuisine pour s'assurer que le service se déroule bien. C'est une façon de profiter de son métier d'une toute autre manière. Un peu moins en tant que chef de cuisine et un peu plus en tant que propriétaire des lieux. Ainsi il va pouvoir discuter avec les habitués et installer des clients à leur table, c'est tout aussi bien. Il est important de lier le contact et de montrer que le patron est sympathique et avenant. C'est toujours bien pour la communication et le business. Cependant Isaac n'a pas bien besoin de se forcer, il est naturellement sociable et gentil. Aujourd'hui, il est 17heures lorsqu'Isaac ajuste le col de sa chemise dans le miroir de sa salle de bain. Il attrape les clés de sa Chevrolet sur le comptoir de sa cuisine américaine tout en quittant son appartement. Il jette un dernier regard à son chez-lui et passe la porte. De suite, l'afro-américain est confronté à un tout autre décor. Brookfield, c'est le ghetto, les immeubles délabrés et les squatteurs dans les escaliers. En tant qu'unique fils d'un ancien chef de gang, Isaac est en sécurité dans les quartiers chauds. Même si les gangsters sont avides d'argent et de pouvoir, il y a un certain code à respecter. Les noms importants sont respectés et quoiqu'on en dise, Isaac porte toujours celui de son père. Même s'il n'a jamais traîné dans les affaires, il reste le digne fiston de son papa et c'est ainsi, que voulez-vous ?

Il vit là où il a grandit et ça même si la décoration de son appartement en étonnerait plus d'un ! Le ménage est toujours très soigné et tout est de bon goût. Le canapé est de marque et pourtant, fidèle à lui-même, Isaac adore grignoter une pizza dessus avec supplément pieds sur la table basse. Comme quoi on peut évoluer sans pour autant changer. Alors qu'il est maintenant tranquillement installé au volant de sa voiture de sport, il fait un signe de la main à quelques gangstas du quartier. Il faut dire que tout le monde se connait sans pour autant se fréquenter. L'afro-américain quitte ensuite sa place de parking pour s’engouffrer dans la circulation. Une vingtaine de minutes plus tard, il se gare dans le parking extérieur et attenant à son restaurant. Une place lui est réservée et le reste est à l'usage strict et personnel de la clientèle. Il ne tarde pas à entrer par la porte arrière menant directement à la cuisine. Le service de ce soir se prépare tranquillement et Isaac prend le temps de dire bonjour à chacun de ses employés. Il fait ensuite un tour derrière le bar et dans les deux salles de restauration. Il veille soigneusement aux moindres détails avant de s'arrêter sur une table où il remarque un faux pli sur une nappe. Il s'approche alors d'une serveuse.

" Marina, quand tu as 5 minutes, tu peux mettre une autre nappe sur la 7. Je vais enlever celle-là, il y a plein de faux pli, je sais pas ce qu'ils ont fait à la blanchisserie. " Dit-il sobrement en retirant la nappe de la table en bois.

" Pas de problème Isaac, je m'en occupe tout de suite. " Répond la nouvelle serveuse un peu paniquée.

" Prends ton temps, c'est pas pressé. Je te laisse, je dois retourner au bar. " Ajoute-t-il en déposant sa main sur l'avant-bras de la jeune femme. Il se veut réconfortant.

C'est en souriant qu'il retourne au bar pour discuter des stocks avec un collègue de travail qui est également un ami. La jeune serveuse retrouve son sourire alors qu'elle s'empresse tout de même de mettre une nouvelle nappe sur la table 7.    

" Tu es bien élégant Isaac. C'est vrai, ça fait qu'une semaine que l'on te voit en tenue de soirée. Parce qu'en temps normal, t'es plutôt prêt à tremper dans la sauce tomate on va dire. " S'amuse le barman en essuyant ses verres à cocktails.

" C'est vrai que ça change. " Confie-t-il en regardant son reflet dans une paroi en verre.

Isaac aimait les tenues sobres et classiques, il aimait toute fois garder un coté sexy et masculin. Ce soir il était vêtu d'une chemise bleue nuit très proche du corps signé Emporio Armani et d'un pantalon noir Versace tombant parfaitement sur une paire de chaussures assortie à sa chemise. Les premiers boutons de sa chemise demeuraient ouverts dévoilant une musculature assez imposante, témoignage de son rythme de vie sportif et sain. On pouvait aussi apercevoir quelques discrets tatouages. Les minutes défilaient et sourire aux lèvres, il était près pour l'arrivée des premiers clients.

Quelques heures plus tard, la soirée battait son plein. Le restaurant affichait complet, si bien que le patron devait refuser des clients. Il expliquait alors qu'il leur réserverait avec plaisir une table pour le lendemain. Tous repartaient avec le sourire et l'envie de revenir le jour d'après. Isaac se promenait également entre les tables, s'assurant que tout se passait bien. Rien ne passait inaperçu aux yeux du Chef étoilé.

" Dit moi Charlotte, la demoiselle toute seule à la 12 depuis trois plombes. Elle attends quelqu'un ou elle n'arrive pas à choisir sa commande ? "

" Non, c'est une réservation, elle attends depuis longtemps, c'est vrai. Le mec qu'a réservé est un habitué pourtant. À ce rythme, elle va finir la bouteille toute seule." Rétorque la serveuse avant de reprendre son service.

Finalement, souhaitant que tous les clients aient un bon souvenir de leur soirée à l'Endroit, Isaac se rapproche de sa cliente.

" Mademoiselle, je peux vous offrir un cocktail de fruits frais pour patienter ? " S'interroge-t-il dans un discret sourire.

Elle a l'air prête à partir et c'est dommage. Même si son restaurant n'y est pour rien, il n'a pas envie qu'elle ait un mauvais souvenir de sa soirée. Si l'homme qui l'accompagne est en retard, autant peut-elle essayer de profiter de l'instant ? D'autant lorsque le propriétaire offre un cocktail. Isaac est un habitué des gestes commerciaux, il sera ni plus riche ni plus pauvre et cela fait toujours plaisir à qui le reçoit. Cependant la demoiselle aux cheveux d'ébène ignore peut-être qu'il s'agit du propriétaire en face d"elle. Isaac s'en fiche un peu, il n'aime pas se faire mousser. Il ne se présente et dévoile son identité que lorsqu'on le lui demande. Sinon, il aime rester lui-même loin de toute étiquette. Il passe alors pour un simple serveur bien que son accoutrement peut faire douter un regard avisé.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Mer 27 Mai - 0:38

L'Endroit ...
On lui avait annoncé un cadre idyllique, un décor classe sans être glacial, ce qu'elle ne pouvait que confirmer. Point de tromperie non plus concernant l'accueil et le service à la hauteur de ce que l'on attendait d'un restaurant étoilé. Même leur Champagne paraissait de bien meilleure qualité que certain Ruynard de grands crus ... cela était peut être du au fait qu'il ne restait plus qu'une moitié du précieux liquide dans la bouteille.
Son ami avait mis en avant la qualité de ce Chef de renom, dont elle n'avait pas retenu le nom d'ailleurs, ce qui était une erreur mais quand celui-ci partait dans ses explications détaillées, elle perdait souvent le fil de leurs discussions chaque fois animées.
De toute façon, ce n'était visiblement pas ce soir qu'elle pourrait juger de ses talents, puisqu'on lui avait posé un lapin ! Plus d'une heure que Charly, de plus en plus mal à l'aise, attendait patiemment celui qui devait devenir son futur client. Pas étonnant qu'il ait une mauvaise réputation si la première des politesses, celle des Rois, il ne la respectait même pas. Passé une heure, il ne lui semblait pas inconvenant de ne plus appeler cela un retard, mais un lapin. Elle n'était même pas vexée, ou très peu alors, par contre submergée de gêne qu'elle ne savait plus bien comment masquer.

Décision fut prise de quitter les lieux, à regrets toutefois, que confirmaient les gargouillis de son ventre. Mais c'est l'instant ou cet employé, qu'elle avait vaguement aperçu se promenant entre les tables, bien que n'arborant pas la tenue classique des serveurs, choisit pour s'approcher. Elle leva ses yeux sur lui lorsqu'il se proposa d'offrir un cocktail de fruits. Regard qui ne put s'empêcher de glisser plus lentement sur le haut d'une chemise de marque, entrouverte sur un torse particulièrement bien dessiné, au sens propre et figuré, avant de plonger dans celui qui devait être une sorte de Chef de Salle, ou un sommelier. Elle lui renvoya son sourire discret et poli et s'entendit répondre de sa douce voix

- Avec plaisir Monsieur. Je suis confuse de monopoliser une table dans l'établissement mais c'est indépendant de ma volonté, soyez en assuré, je ...

Nouveaux gargouillis dans son ventre qui résonna tellement qu'elle se dit que tout le restaurant avait du entendre. La jeune femme rougit légèrement alors que ses yeux s'écarquillent, et qu'elle couvre sa bouche du bout de ses doigts. Atteignant des sommets dans la gêne, elle se retint finalement de rire de la situation. Un mélange de nerfs un tantinet exacerbés, de longue attente et des trois verres de Champagne.

- Désolée, je suis vraiment désolée ... décidemment ce n'est pas ma soirée, je ferai mieux de m'éclipser le plus discrètement ... si c'est encore possible ...

C'est un sourire bien plus franc qu'elle affichait à présent, ayant pris partie de s'amuser de ce rendez vous complètement manqué, plutot que de s'offenser ou être désagréable avec ce pauvre homme qui n'y était pour rien, tout comme elle. Quelle bonne idée de gourmande avait-elle eu en décidant de n'avaler que quelques fruits à sa pause déjeuner pour justement profiter d'une bonne table en soirée !
Qu'à cela ne tienne, elle allait faire appeler un taxi et rentrer chez elle ou elle pourrait se rassasier tout à loisirs.
AH ben non ... elle venait d'accepter le cocktail, sans même se rendre compte, elle avait volontairement ou pas,  prolongé son "calvaire" ... pour les beaux yeaux de ce charmant "Garçon de Salle" qui ne pouvait pas laisser totalement indifférent. Presque trop bien apprêté d'ailleurs, pour son poste, et quelques boutons de chemise devaient probablement être d'ordinaire fermés bien plus haut en présence des propriétaires du commerce. On ne pouvait même pas l'en blâmer, il était à son avantage et particulièrement agréable à regarder ... même si ce n'était pas du tout le genre d'hommes sur lesquels elle pouvait se retourner. Bien que ... rien que sa tenue révélait un gout certain, de la qualité, à la coupe et aux choix de couleurs. Réflexion hors sujet et déplacée.
De toute façon elle n'était pas là pour faire la critique des "uniformes" de travail de la brigade du très prisé restaurant ! Charly se força à baisser les yeux un instant, hésitante. Sur quoi ? Il lui suffisait de décliner la proposition de cocktail, se lever et quitter la salle. Pas d'hésitation à avoir, elle avait suffisamment abusé et monopolisé une table alors qu'il fallait réserver des jours à l'avance pour en obtenir une.

-  Je ... Vous pourriez peut être me conseiller sur le choix de plats ? Si cela est permis, je vais profiter pour savourer quelques mets de votre réputé Chef étoilé, puisque j'ai la chance d'être ici ce soir. Conjurons le sort, et je suis affamée. Tant pis pour le travail ... Je vous fais confiance, un ami proche m'a dit que mes papilles allaient voyager et être comblées, je demande à être convaincue ... je comprendrais que ce ne soit plus possible à cette heure avancée, et dans ce cas me permettrais juste un appel à un taxi ... qui acceptera de me raccompagner ...

Sourire "gourmand" à l'évocation de sa future dégustation, jusque dans les prunelles qu'elle lève à nouveau vers le visage du bellâtre. La jeune femme n'avait pas forcément pensé au retour qui serait plus difficile en pleine nuit vu son quartier ou certains n'osaient pas s'aventurer.
Plus tard. Chaque chose en son temps.
Un changement de programme, motivé par la faim et la beauté de l'Endroit dirons nous. Dans l'attente de savoir si l'autorisation lui sera donnée, alors que les tables se vident autour d'elle, de dîner.
Elle commence à se demander quelle démarche ses pieds compressés dans les magnifiques escarpins qui semblaient avoir rétréci de deux pointures, allaient donné ... Peu importe ... elle se donnait une chance, accentuée par la gentille proposition de cocktail de fruits frais, que cette soirée ne soit pas qu'une catastrophe et perte de temps ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Mer 27 Mai - 19:09

" Pas de soucis pour la table, vous avez réservé donc elle est à vous jusqu'à la fin du service. " Ajoute-t-il en gardant un sourire discret.

La jolie brune semble accepter bien volontiers le cocktail de fruits frais proposé par Isaac. Si l'afro-américain propose ce verre ce n'est pas non plus totalement au hasard. Lui qui mène une vie saine et  qui fait très attention à ce qu'il peut manger, il adore ce cocktail ! Il est goûtu et sucré et pourtant aucun sucre n'est rajouté. Il ne s'agit que de fruits achetés le matin-même aux primeurs, rien de plus et rien de moins. C'est aussi bon en bouche que cela ne l'est pour le corps humain. Alors autant se faire plaisir surtout lorsque l'on reste en même temps raisonnable. C'est important d'être à l'écoute des besoins de son corps et il est aussi compliqué de savoir exactement de quoi l'on peut avoir besoin pour aller encore mieux. C'est pas sorcier, un être humain a besoin d'attention et d'équilibre, il en est de même pour son corps et sa santé. Il ne faut pas chercher plus loin. Les fruits, c'est délicieux, et cela reste l'ingrédient roi pour se régaler. Isaac ne vient pas tout juste de tomber du nid, il sait remarquer une femme qui prend soin de sa personne et qui apprécie pratiquer une activité sportive. C'est le cas de la cliente qui se trouve à cette table. Rien que l'éclat de sa peau et la brillance de ses cheveux montre qu'elle fait du sport plus que régulièrement et qu'elle s'hydrate bien. Le Chef étoilé s'en rend facilement compte et il lui propose alors une boisson en accord avec l'image qu'elle dégage. Il peut certes se tromper mais quand même, on ne confonds pas torchon et serviette lorsque l'on a un minimum de vécu.

Alors qu'il s'apprête à rejoindre le bar pour aller commander la boisson convoitée. Un curieux bruit le stoppe dans son entreprise. Les ténèbres de son regard se déposent de nouveau sur la jeune femme. La gêne soudaine qui envahit le visage de cette dernière fait sourire Isaac. Elle s'excuse et elle semble vraiment embêtée de la situation. L'afro-américain est plutôt amusé. Comment peut-on être dans un restaurant depuis plus d'une heure et gargouiller encore de la sorte ? C'est juste super drôle et assez sympathique d'ailleurs. Enfin sympathique, c'est surtout la réaction de la cliente qui est sympathique, elle fond en excuses comme neige au soleil. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est très bien élevée. Rien que sa manière d'être gênée démontre aisément une certaine éducation. Voilà qu'elle veut s'éclipser discrètement maintenant ? Quelle idée ! Autant manger un bout avant non ? Puis la discrétion, c'est pas tellement ce qui caractérise cette inconnue. Une crinière brillante et fuligineuse, de grands yeux azurs et une silhouette plutôt harmonieuse. Je doute fort que les clients masculins se trouvant dans cette pièce puissent qualifier de discrète sa présence. Finalement, si elle veut bouger un peu pour faire taire ses gargouillements, elle peut toujours marcher un peu et accompagner Isaac au bar. Ce dernier se trouve en bout de salle. C'est d'ailleurs ce que l'afro-américain s'apprête à lui proposer.

Oui mais voilà, c'est une véritable pipelette. Elle évoque alors les plats, apparement réputés, du Chef de la maison. Ce qu'elle ne sait pas c'est que le Chef de la maison, elle l'a juste en face d'elle ! En temps normal, Isaac se serait directement dévoilé. Il aurait avoué être le propriétaire des lieux et également le Chef Étoilé. Mais la situation est piquante et le regard de cette demoiselle juste scintillant. C'est trop tentant ! Isaac a passé deux dernières semaines  très stressantes, il a pas mal travaillé pour gagner sa deuxième Étoile. Il a grand besoin de rigoler un peu et de s'amuser de choses simples. Espérons juste que la cliente ne lui en veuille pas trop lorsqu'elle découvrira le pot aux roses. En fin de compte Isaac lui montre la direction du bar avant de prendre la parole à son tour.

" Bien-sûr c'est toujours possible de commander. " Rétorque-t-il pour résoudre le problème de l'heure tardive.

" Je vous propose de m'accompagner jusqu'au bar pour votre cocktail. Je vous conseillerais un ou deux plats au passage et ça vous permettra aussi de vous dégourdir un peu les jambes ? " Demande-t-il tout sourire en étant près à lui emboiter le pas vers le bar.

Tout ces compliments sur ses talents de cuisinier ne sont pas tombés dans les oreilles d'un sourd et il prendra le temps de remercier la jeune femme si elle les pense toujours une fois le repas terminé. Pour l'instant, il tient à sa couverture de simple serveur au look branché et différent. C'est tellement amusant et ça promet une discussion plus simple et sincère !

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Jeu 28 Mai - 12:45

- Carlotta chiude la tua bocca !!

Combien de fois avait-elle entendue cette phrase dans son enfance ?
Au moins chaque jour, et même plusieurs fois, de la part de sa mère. Oui mais voilà, faire taire une Italienne, même d'origine, n'est pas chose aisée ! D'autant plus lorsque celle-ci se retrouve dans une situation quelque peu embarrassante et publique. Charly essayait tout simplement de se donner une contenance et alléger sa gêne.
Déjeuner du midi sauté plus bulles de Champagne égal gargouillis de ventre. La confusion de la brune est renforcée du fait que cette scène se déroule devant le Garçon de Salle, venu proposé un cocktail de fruits frais qu'elle avait accepté et qu'il s'apprêtait à aller chercher avant que son corps ne se mette à crier famine. Pas suffisamment discrètement pour passer inaperçu. Un comble en soi, surtout à quelques mètres d'une cuisine de Chef !
Tentative de mettre un terme à cette soirée , et elle ne manquerait pas de faire remarquer à son poseur de lapin dans quel embarras elle aura été. Mais pour l'heure, c'est au regard ténébreux qui la fixe que la brunette s'accroche, et à un sourire plus franc cette fois qu'il pose sur la cliente esseulée et qui illumine son visage brut sublimé par sa peau brune. Le regard féminin mettra quelques secondes à lâcher les contours de la bouche virile pour s'obliger à se planter dans les prunelles sombre de cet homme qui a la délicatesse de ne pas ajouter aux troubles délicats du moment. Pas volontairement en tout cas. A première vue.
Il confirme la possibilité de passer une commande malgré l'heure tardive et les clients quittant l'établissement renommé un à un. Monsieur Di Tommaso avait justifié justement qu'il réserverait leur table pour une heure avancée, vingt deux heures, ayant une "réunion" au préalable. Peut être que ce charmant employé devrait s'assurer qu'elle puisse effectivement dîner avant de ne trop s'avancer ? Cela fait tout de même plus d'une heure qu'elle patiente. Futile et brève pensée. Elle ne va pas lui apprendre son métier tout de même ! D'autant qu'il semble parfaitement maîtriser la situation, affichant un mélange de confiance et d'aisance face à elle. L'effet est immédiat et le parti est donc pris de s'amuser de ce cocasse début de soirée, tout comme des caprices sonores de son corps affamés ... ainsi que cette sensation de "fourmis" dans ses pieds engoncés ?
Moins évident pour ce détail technique qui va se poser et s'imposer, puisque le séduisant jeune homme propose un déplacement, le suivre jusqu'au bar pour se dégourdir les jambes. Bar se trouvant à l'opposé de la salle de restaurant. Charly hésite une seconde, balayant le lieu déserté d'un regard à peine inquiet, presque résignée. Elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir le rire qui s'apprêtait à l'envahir, venant d'imaginer le ballet des mains de Max, et les gloussements aigus qu'il ne manquerait pas de laisser échapper lorsqu'elle lui raconterait sa soirée le lendemain. C'est donc des yeux pétillant et souriant qu'elle leva vers celui à qui elle s'adressa d'une voix mi amusée, mi embarrassée

- Jeune homme je crois qu'il va falloir me tirer de l'embarras une seconde fois, je ... comment vous dire cela sans passer pour une belle idiote ? J'ai effectivement bien besoin de me dégourdir les jambes, mais j'ai comme les fourmis dans mes pieds et je ne suis pas certaine de tenir sur ceux-ci si je me lève voyez vous ... Il ne manquerait plus que je ne m'écroule au milieu de votre salle. Je ... vous permettez ?

Joignant le geste à la parole, et sans attendre le consentement du charmeur, la jeune femme s'appuya sur la table pour se redresser et glissa sa main sur le bras de l'homme pour s'y accrocher et s'assurer une démarche plus sure, voir éviter de choir entre les tables. D'ordinaire elle ne se serait jamais permise une telle familiarité, mais le comique de la situation, ajouté à la façon dont il la regardait, un brin amusé, devinait-elle dans le brillant des yeux sombres, mais sans jugement négatif.
Après tout ce n'était pas de sa faute ! Pas entièrement en tout cas. Certes pour les escarpins neufs, l'erreur de débutante que ne manquerait pas de souligner son ami Max ne pouvait que lui être imputée. S'appuyant donc sur l'avant bras masculin, Charly se dressa sur ses talons. Sa main discrètement manucurée serra délicatement le muscle alors qu'elle se penchait contre son bienfaiteur pour murmurer, plus proche de son oreille

- Nouveaux escarpins auxquels mes pieds n'ont pas eu le temps de s'adapter, c'est plus sur que je me tienne à vous si cela ne vous dérange pas ...


Ses prunelles toujours ancrées dans celles de son sauveur renvoient un message de remerciement. Et une fois dressée sur ses pieds, la comptable constate que ceux-ci ne sont pas si "gonflés" que cela, mais simplement comme anesthésiés. Pas moins ridicule certes, sauf visuellement. Prête à le suivre, sourire toujours affiché, elle questionne

- Dîtes moi, que me conseillez vous donc ? Il y a forcément un plat qu'affectionne votre Chef, ou qu'il prépare mieux que les autres non ? Je suis curieuse d'écouter vos conseils et critères pour faciliter mon choix. Par contre, cela me gêne un peu de devoir dîner, seule, d'autant plus si cela oblige le personnel, particulièrement vous, à faire des heures supplémentaires. Vous êtes sure que le patron tolèrera cela ?

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Dim 31 Mai - 23:19

Le moins que l'on puisse dire c'est que cette cliente savait y faire. Elle tenait la discussion et gardait le sourire tout s'assurant de rester sympathique en guise de point final. Le pire dans tout ça c'est qu'elle rendait la situation drôle et la discussion bien comique. Isaac s'amusait de ce qui se passait sous ses yeux. On ne peut pas dire qu'il était du genre à se marrer dans le travail et en temps normal, il préférait travailler de manière concentrée et sérieuse. Toutefois, il ne perdait pas non plus son sens de l'humour dès qu'il enfilait son tablier. Derrière ses fourneaux, il était un tout autre homme, bien plus sérieux et surtout plus calme. Cependant ce soir, cette jeune femme le prend pour un serveur. Elle est gentille comme tout et elle rend cette fin de soirée assez originale. Isaac se laisse prendre au jeu et il réalise que cela peut être très agréable. Un peu de légèreté dans ce monde si compliqué, on devrait y penser plus souvent. Même si parfois, il peut-être assez difficile de mettre de la douceur dans la ville de Woodbury Hills. C'est tout aussi dur que de rajouter des choses toutes simples dans son quotidien. Alors ce soir, Isaac est amplement servi et il compte bien en profiter. Ce quiproquo risque de durer et c'est tellement amusant. Dans ce genre de cas, on ne se rend même plus compte du temps qui peut passer. On est un peu comme absorbé dans notre petit délire et on profite du moment avec le sourire. La proposition de cocktail afin de passer le temps vire d'ailleurs vers un tout autre problème. La jeune femme qui garde un magnifique sourire sur la pointe des lèvres commence alors à expliquer quelque chose à son serveur du soir. Une chose qui parait assez complexe car l'inconnue à la sombre crinière prend des pincettes pour expliquer sa petite histoire.

Lorsque Isaac réalise enfin le fin mot de l'histoire, il ne peut s'empêcher de glisser un sourire rassurant vers son interlocutrice. Voilà que cette dernière ne perd pas une minute pour se glisser aux bras de l'afro-américain. Déposant sa fine et délicate main sur la chemise de couturier du Chef étoilé. Isaac n'est pas franchement gêné mais bien un peu surpris de se retrouver si proche d'une inconnue. Aussi avenant soit-il, il n'est pas homme à courir les femmes. Ainsi le contact avec la gente féminine n'est pas quelque chose qu'il connait chaque soir. Cachant sa surprise dans un regard de marbre, il s'éloigne légèrement pour permettre à la demoiselle de se défaire de sa toute petite place entre sa chaise et la table. Sans perdre de sa gentillesse et de son coté gentlemen, Isaac s'apprête à rassurer la jeune femme en lui accordant sa permission mais voilà qu'elle lui chuchote maintenant quelques mots. L'afro-américain tend l'oreille vers la belle, se penchant à peine. Même si elle est perchée sur ses fameux escarpins neufs, elle est bien plus petite que lui. C'est d'ailleurs assez drôle, elle est une si fine et frêle silhouette auprès de sa stature masculine bien trop imposante. Elle est tellement proche qu'il remarque cette différence. Différence pourtant banale entre lui et la grande majeure partie des femmes de ce pays mais différence qui le frappe bien autrement aujourd'hui même. Finalement, il se permet de glisser quelques mots à cette cliente aussi charmante que surprenante.

" Il n'y a aucun mal. Vous pouvez vous permettre, autant être utile n'est ce pas ? " Ajoute-t-il calmement avant de lui montrer de nouveau la direction à prendre.

Ils peuvent ainsi avancer ensemble. Sous le regard curieux d'une serveuse passant par là, ils prennent alors la direction du bar. Isaac marche volontairement doucement. Il ne sait pas à quel point, cette jeune femme a mal aux pieds. Il s'en voudrait un peu si elle s'effondrait au sol comme une feuille sèche lors de la première brise d'Octobre. Alors qu'il s'apprête à lui confier quelques croustillantes informations sur sa vision des femmes en escarpins, la demoiselle engage la discussion sur les plats du restaurant. Elle évoque de nouveau le fameux chef et Isaac détourne le regard quelques instants. Le plongeant innocemment dans le décor, un léger rictus se glisse sur ses lèvres. Il a juste envie de rire car c'est assez drôle d'entendre quelqu'un parler de lui de la sorte. Certes ce doit être courant dans ce restaurant mais cela n'arrive jamais comme ça à ses oreilles. Quelle étrange situation quand même mais passons, c'est tellement plaisant. Espérons pour lui qu'elle ne le prenne pas trop mal lorsqu'elle se rendra compte qu'il est le propriétaire des lieux. Avec un peu d'attention, elle pourrait quand même se rendre compte que ce serveur est assez déroutant. Déjà sa tenue et aussi il ne s'occupe aucunement des autres clients depuis plus de dix minutes. De plus, personne ne lui dit rien et pourtant tout le monde le regarde discrètement. Combien de temps cette drôle de mascarade va-t-elle durer ?

" Vous inquiétez pas, même après la fermeture on a toujours un peu de travail avant de rentrer, vous n'êtes pas la seule à profiter du service jusqu'à tard. " Ajoute-t-il sobrement tout en tentant de ne pas se faire avoir tout seul. Il serait tellement simple de dire quelque chose et de se trahir.

Par contre concernant le plat qu'il préfère, Isaac est un peu perplexe. C'est vrai quoi, ses plats, il les aime tous sinon ils ne seraient pas à la carte. Cependant il a sa petite idée sur quoi proposer à cette jeune femme.

" Les cannellonis aux langoustines sont, je pense, ses préférés du moment. Puis ça vous rappellera vos origines méditerranéennes. " Lance-t-il dans un long regard avant d'attraper la main de la jeune femme du bout de ses doigts. Il faut dire que là aussi, les tailles divergent et ses épaisses mains semblent immenses.

Mais reprenons, s'il attrape sa main c'est car de cette manière, il souhaite lui permettre de s'installer en hauteur en toute sécurité. La jeune femme se trouvant maintenant devant les tabourets moelleux du bar. Il faut dire qu'ils sont assez convoités mais ils sont libres à cette heure-ci.

" Je vous en prie. " Ajoute-t-il avant de jeter un oeil au barman.

" Un cocktail de fruits frais pour Mademoiselle. " Rétorque-t-il en déposant de nouveau ses yeux sur la jeune femme.

" Tout de suite Isaac. "

Heureusement qu'il n'a pas dit patron...

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 1 Juin - 15:15


Elle avait beau s'être levée de sa chaise, cela n'empêchait pas l'inclinaison de sa tête vers l'arrière pour regarder le visage du Grand garçon de salle, encore plus immense puisqu'elle était tout près, et qui de son bras assurait un soutien à la peu confiante et nouvellement chaussée de traîtres escarpins celle qui se retrouvait en plan au milieu de ce beau restaurant. Un magnifique lapin comme elle n'avait que rarement connu, jamais en fait. Certes, lapin professionnel, mais cela n'enlevait en rien la gêne occasionnée. Heureusement que le charmant jeune homme avait volé à son secours et se proposait même de donner une autre tournure à cette soirée pas franchement agréable jusqu'ici. D'une politesse et convenance juste parfaite.
Elle fût d'autant plus embarrassée lorsqu'il dit : " Il n'y a aucun mal. Vous pouvez vous permettre, autant être utile n'est ce pas ? " mais elle ne releva pas de suite. Un objet est utile, une personne se rend utile tout au mieux, mais l'idée, ou plutôt sa formulation lui semblait non appropriée. Même s'il disait cela poliment et dans le sens de se rendre agréable, ce n'est pas parce que c'était un employé et elle la cliente qu'elle devait se permettre certaines choses. Elle respectait les personnes et pas en fonction de leur position ou rang social ... au contraire même, dans bien des cas puisque certains riches bourgeois qu'elle côtoyait parfois de part son travail était bien souvent aussi fortuné que peu éduqué.

Ce qui n'était pas le cas du charmant serveur qui prit soin de la rassurer autant par son sourire que par ses mots, précisant que malgré l'heure tardive elle pouvait tout à fait dîner sans désagréments. D'un pas lent qu'il adapta pour lui permettre de rejoindre le bar en toute quiétude, ils traversèrent la salle et elle remarqua les regards qui se tournaient sur leur passage, de certains clients retardataires tout comme celui d'autres employés. Une pression supplémentaire pour la conseillère financière instable sur ses chausses qui resserra l'appui qu'elle s'assurait sur le bras masculin et constata, au toucher cette fois, la qualité italienne du tissu de sa chemise dont la coupe du grand couturier était reconnaissable entre mille. Certains restaurants de prestige faisaient parfois appel à de grands couturiers pour la confection des tenues de leur personnel, s'assurant ainsi une qualité irréprochable. Ce devait être le cas de cet établissement et cet homme n'en était que mieux mis en valeur, même si à n'en point douter il n'avait pas besoin de cela vu le physique de sportif qu'il affichait. Ses compagnes devaient avoir l'habitude et la fierté que l'on se retourne sur son passage se dit-elle, se surprenant toutefois de cette pensée hors propos qu'elle chassa immédiatement d'autant plus qu'ils avaient enfin rejoint le fond de la salle et sans embûches.

Le gentleman coupa net le " Merci " qu'elle s'apprêtait à lui glisser discrètement, lorsque la fixant de ses prunelles il conseilla un plat qu'il estima en raccord avec l'une des spécialités du Chef de l'Endroit et surtout avec ses origines méditerranéennes qu'il évoqua. L'effet fut immédiat, la bouche féminine qui s'était entrouverte pour le remercier se referma et elle resta quelques secondes dans un silence de surprise devant l'observation juste et précise de son accompagnateur, avant de lui offrir un sourire mêlé de reconnaissance et d'envie gourmande de savourer les fameuses cannellonis aux langoustines.

- Merci pour le bras et ... ce judicieux choix qui ravit d'avance mes papilles et ...

Charly était parvenue à soutenir ce long regard posé sur elle, mais là ce sont les doigts qui saisissaient sa petite main comparée à celle du galant serveur, afin de l'aider à s'asseoir sur l'un des hauts tabourets capitonnés du bar, qui la surprirent plus que de raisons . Etait-ce par manque d'habitude d'une telle prévenance ? Ou simplement de celui qui en était à l'origine ? A moins que cela ne soit dû qu'à cet état particulier dans lequel cette gênante soirée la mettait. Même si la tournure qu'elle prenait risquait de changer la donne et promettait d'être bien plus agréable. La brune se hissa donc sur le siège moelleux et croisa ses jambes à demi recouverte par la mousseline soyeuse de sa robe nacrée, contenant ce léger trouble inexplicable qu'elle dissimula derrière un sourire discret et poli accompagné d'un léger hochement de tête en guise de remerciement pour le côté avenant et l'aide une fois encore.
Les yeux du serveur firent un aller retour en direction du barman auprès duquel il commanda le fameux cocktail de fruits avant de se poser à nouveau sur elle.

- Je ne peux que vous remercier une fois encore ... Isaac ... prononça t-elle de sa douce voix, Charly ... ce sera moins formel que Mademoiselle ... je m'appelle Charly, enfin Charlotte mais personne ne m'appelle jamais ainsi ...

Pour quelle fichue raison avait-elle relevé ce détail insignifiant ?! Bonne question.
Jamais elle ne précisait cela, mais cela n'empêcha pas de lui sourire plus franchement, malgré l'étonnement de ses propres réactions. Il y avait quelque chose de troublant dans cet échange, ce lieu, qu'elle ne parvenait pas à cerner. Mais elle n'en fit pas cas, bien décidée à finalement se détendre et s'amuser de la situation face à son sauveur qui s'évertuait à améliorer l'image et l'idée qu'elle aurait pu garder de sa sortie gâchée par son client.
D'ailleurs, en parlant de lui ...
Un homme entrait justement dans l'établissement, et après un rapide coup d'œil alentour, se dirigeait droit sur eux d'une démarche assurée. Costume italien impeccable qui contrastait avec une coupe ébouriffée et des joues mal rasées, il dégageait une prestance presque hautaine d'assurance. Charly fut surprise de le voir avancer vers elle, sans un regard pour l'homme à ses côtés il prit la main de la femme pour un baise main avant de dire avec un accent italien qu'il ne pouvait dissimuler.

- Bellissima ... Miss Fox je suppose, mon père n'avait pas menti mais était en dessous de la vérité, vous êtes plus charmante encore que décrite. Stefano Di Tommaso, enchanté, et toutes les excuses pour son retard. Il m'a demandé de venir directement de l'aéroport après mon long vol et chargé de se faire pardonner son irrespectueuse absence afin de garder une chance que vous acceptiez un autre rendez vous professionnel pour bénéficier de vos précieux conseils. Il n'est surement pas trop tard pour dîner...

Discours d'une traite, il lui tendait son bras en invitation, tournant presque le dos au serveur qu'il toisait, ce qui étonna la jeune femme trouvant l'attitude quelque peu déplacée malgré la forme "galante" qu'il y apportait. Elle ne supportait que moyennement ce côté latin que lui affichait sans scrupules, probablement habitué à ce que les gens fassent selon ses volontés et n'envisageant même pas que le contraire soit possible. Elle ne put donc pas retenir sa réaction immédiate, retira sa main qu'il tenait toujours et dit d'un ton courtois mais direct

- Monsieur Di Tommaso, bonsoir. J'aurai en effet grandement apprécié être prévenue plus tôt afin d'éviter cette gênante situation d'attente prolongée et merci mais je me dois de refuser votre invitation, ayant déjà pris d'autres dispositions à cette heure avancée. Concernant le côté professionnel, vous n'aurez qu'à transmettre à votre père de me contacter à mon bureau. Désolée qu'il vous ait fait déplacer pour rien.

Ce sur quoi elle chercha du regard Isaac, espérant qu'il confirme ses propos et ne propose pas à l'intrus qui assurément ne connaissait pas ce restaurant, ou son père avait lui ses habitudes, mais devait supposer qu'il aurait la même attention de part son nom, une table pour bénéficier d'un dîner tardif également. Ce qui mettrait cours à sa dégustation convoitée des cannellonis du Chef. Mais elle réalisa qu'elle s'était surement un peu avancée, et que le serveur se devait de lui proposer un couvert pour ne pas risquer quelques griefs patronales de ne pas satisfaire un client quel qu'il soit. Gênée et un tantinet agacée de cette accumulation d'incidents qui perturbaient son Samedi soir, elle vit l'italien enfin daigner se tourner vers Isaac et surtout vers le barman à qui il s'adressa directement, avant d'à nouveau se retourner vers elle

- A qui dois-je m'adresser pour savoir si je peux tout de même me restaurer ? Le service est terminé là ? ... Je comprends Mademoiselle Fox, je lui dirais, et j'espère que vous accepterez une prochaine invitation de ma part ...

Aussi bel homme qu'il était, il représentait exactement tout ce qu'elle fuyait chez un "mâle" justement, mais elle ne pouvait pas ouvertement lui dire sans être déplacée. Elle garda un visage neutre qui démontrait le manque d'intérêt qu'elle accordait à sa proposition, et s'inclina légèrement sur son tabouret pour plonger le regard dans celui du serveur, dans l'attente et toute aussi impatiente de la réponse qu'il ferait au "gino" mal élevé, à moins que ce ne soit le barman, qui venait de déposer le cocktail multicolore devant elle, qui réponde avant lui ...

_________________



@LADY


Dernière édition par Charly Fox le Sam 6 Juin - 21:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Jeu 4 Juin - 11:26

" C'est parfait Charly, même si Charlotte a son charme. " Ajoute-t-il sans quitter des yeux la jeune femme.

Il s'apprête à lui demander quelque chose mais l'homme qui vient d'entrer dans le restaurant attire rapidement son attention. L'afro-américain glisse un regard discret vers l'Italien en costume.  Ce dernier s'empare aussitôt de la main de Charly et lui présente ses excuses. Isaac se fait silencieux et demeure en retrait. Il échange cependant un long regard avec son barman. Un de ces regards qui en dit très long sur le contenu des pensées des deux hommes. L'Italien, sans doute lié avec la mafia Italienne, déploie ses excuses à grands coups d'effet de manches. Isaac est amusé, un léger sourire se glisse sur ses lèvres. Il ne dit rien et pourtant ce genre de comportement a toujours eu le don de l'amuser. C'est fou ce que certaines personnes peuvent faire pour attirer l'attention. Pourtant ces cheveux en bataille qui nécessiteraient un bon shampooing sont bien suffisants pour qu'on le remarque. Isaac a l'habitude de se retrouver avec des personnes hautaines et il sait rester à sa place mieux que quiconque. Il n'a pas besoin de faire le coq pour se sentir bien, il demeure respectueux et patient. Après certes, si les choses se compliquent, Isaac sait se faire entendre mais c'est encore autre chose. Cet homme il le connait bien, du moins il connait plutôt son père. Un petit mafieux qui tente de percer en ville. Cependant ici à Woodbury Hills, la mafia Italienne ne fonctionne pas trop. Ils ont du mal à s'implanter et aucune grosse organisation mafieuse Italienne ne prospère ici. Ainsi mis à part quelques hommes et une fortune personnelle, la famille Di Tommaso essaye juste de ne pas se faire d'ennemis en ville. Plus gros qu'eux ? Tout le monde  ! À commencer par les divers gangs en activité et également la Mafia Russe, bien plus développé en ville.

Alors que Isaac est appuyé au bar entrain de jeter un oeil aux chiffres du soir. La voix de Charly se fait entendre. Le propriétaire des lieux lâche son ticket, le rendant à son barman. Il se concentre sur ce que dis la jeune femme. Si l'Italien est trop saoulant, nul doute que l'afro-américain saura le remettre à sa place. Dans cette ville, ils ne sont rien alors que le nom que porte Isaac est lui encore assez puissant. Di Tommaso le sait et c'est bien pour ça qu'il a fait de ce restaurant, son restaurant préféré. Il n'est pas fou et même s'il ignore qu'Isaac est rangé, mieux vaut l'avoir du bon coté que du mauvais. Alors si son fils a besoin qu'on lui rappelle comment se comporter et avec qui à Woodbury Hills, nul doute que son papa saura faire les choses à merveille. La belle Italienne a du répondant, c'est pas très étonnant vous me direz. Cependant trouver à répondre et surtout avec la manière, ce n'est pas donné à tout le monde. Sa réponse est bien placé et parfaitement juste pour faire comprendre les choses. Isaac ne peut s'empêcher de sourire mais lorsque la belle Charlotte se retourne vers lui, il montre un visage calme et sobre.

" Le cocktail de mademoiselle ! " Annonce le barman accompagnant le geste à la parole.

Alors qu'un grand verre de cristal est déposé sous les yeux de Charly. Une paille se glisse dans le léger cocktail mousseux et fruité. Le verre à la forme originale est très frais et cela se ressent lorsque l'on dépose les doigts dessus. Voilà qui est parfait pour déconcentrer tout le monde. Di Tommaso réalise soudainement qu'il doit trouver quelqu'un pour pouvoir prendre son repas en toute tranquillité. Il fait alors sa demande en regardant machinalement le barman puis Isaac. Ce dernier ne bronche pas échangeant un court instant, un long regard avec la jolie jeune femme installée au bar. Toujours aussi gentlemen et ne souhaitant pas mouiller sa couverture, il ne tarde pas à répondre à l'Italien en l'invitant à marcher vers la sortie.

" Le service est en effet terminé pour les nouveaux arrivants. " Ajoute Isaac avant de s'assurer être assez loin de Charly pour qu'elle n'entende rien.

" Vous passerez mon bonsoir à votre père. Il vient tous les jeudis. Vous lui direz que Monsieur Anderson lui réserve un plat spécial pour son prochain repas. " Rétorque-t-il à l'Italien.

À ce moment là, il sait très bien ce que provoque cette dernière phrase dans la tête du petit mafieux en puissance. Il vient de se rendre compte qu'il parle au patron et qu'en plus de cela, ce dernier est en très bons termes avec son papounet adoré. Il peut repartir la queue entre les jambes, c'est le cas de le dire. S'attendant au départ du client, Isaac s'approche de nouveau du bar. Il ne fait cependant pas attention quant à savoir si l'homme a véritablement quitter les lieux.

" Mes excuses. " Reprend-il dans un léger hochement de la tête et en étant de nouveau à courte distance de Charly.

" Je vais en cuisine passer votre commande alors, Char... Charlotte ? "  Demande-t-il calmement.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Dim 7 Juin - 23:26

Le cliché italien dans toute sa splendeur. Probablement qu'avec ses courbettes et ses ronds de jambe le fils Di Tommaso réussissait à ravir une part de la gente féminine, mais ce n'était pas du tout le cas de Charly. Elle détestait cet espèce de machisme hautain de celui qui ne peut s'empêcher d'en rajouter, et croit par dessus tout que tout lui est acquis. Elle avait donc cordialement mais fermement refusé sa proposition de dîner avec lui, enchantée d'ailleurs que son serveur le guide vers la sortie. "Plus de repas servi pour les nouveaux arrivants" confirma t-il après un long regard échangé avec elle, ce qui l'obligea à masquer un petit air de satisfaction de cet évincement coordonné. Visiblement il ne lui tenait pas rigueur d'avoir décliner l'invitation, et il raccompagna le fils mafieux à la porte. Elle ne put entendre les mots échangés entre les deux hommes mais elle remarqua tout de même l'air contrarié de l'intrus.
Celui-ci se retourna dans sa direction, avant de franchir le seuil de la porte et lui lança un regard bien différent que celui de miel lorsqu'il s'était permis le baise main. Elle était à mille lieux de se douter ce qui se passait dans sa tête alors qu'il quittait le restaurant. Il se reprochait cette familiarité d'une part parce que son père risquait de la lui faire remarquer, mais également parce qu'il se demandait quel lien unissait l'italienne et le boss de la cantine du Padre. Ce qui en soit pouvait être pris comme un affront dans le milieu. Pas fier donc le fiston, qui gambergeait déjà à comment il allait pouvoir expliquer cela.

Le barman, qui silencieux avait assisté à la scène en laissant répondre Isaac, déposa devant elle la fraiche boisson mousseuse à étages colorés de multiples fruits, et elle le gratifia d'un large sourire en guise de remerciement en plus d'un hochement de tête et de ses yeux appréciant la présentation raffinée. La comptable avait bien remarqué une certaine complicité entre les deux employés, notamment lorsque le bellâtre avait reporté son attention sur le ticket de la soirée. Comme présagé de part sa tenue vestimentaire et sa façon de se conduire, il n'était assurément pas qu'un simple serveur dans cet établissement étoilé. Mais là encore, elle était bien loin de la vérité. Elle faillit faire la remarque, par déformation professionnelle, mais se dit que cela serait vraiment déplacé de proposer ses services étant donné le déroulement de sa soirée. Et puis ce genre de sujet s'aborde avec les dirigeants et bien qu'elle ne soit qu'aux prémices du lancement de son activité en tant qu'indépendante, elle n'en était pas au point de systématiquement mélanger détente et travail à la recherche de clients potentiels. Et là, dans la mesure ou son rendez vous d'affaire était tombé à l'eau, mais repêché justement par cet homme intrigant mais agréable au possible, elle n'allait pas gâcher l'opportunité de terminer ce Samedi sur une note plus détendue.

De nouveau tout proche d'elle, il s'excusa poliment avant de proposer d'aller passer sa commande en cuisine, hésitant sur la façon de la prénommer.

- Charly ou Charlotte, à votre bon choix, et c'est surtout moi qui vous présente mes excuses mais je vous avoue que je n'avais aucune envie de partager mon repas avec ce ... cet ... enfin avec lui.

Inconsciemment elle s'était mise à faire tourner la paille dans l'esthétique verre de fruits frais, s'amusant à mélanger les textures et les coloris. Elle s'apprêtait à gouter le nectar mais planta ses prunelles dans les noisettes face à elle en proposant

- Je vous laisse passer ma commande au Chef, mais si vous le pouvez, j'aimerai pouvoir vous offrir un verre, pour m'accompagner, à moins que cela ne soit pas autorisé ... c'est juste pour vous remercier de ce sauvetage de soirée, qui grâce à vous ne sera pas totalement ratée.

Ca y est !
De nouveau elle sentait ses joues rosir comme si elle était en train de lui faire une proposition indécente !
Il n'y avait aucun mal à vouloir remercier cet homme, qu'il soit serveur ou chef de rang ou sommelier proposant des jus de fruits, en lui offrant à son tour une collation. Pas lieu donc que cela suscite le moindre trouble. Avait-elle à ce point abuser des bulles de Champagne pour à ce point être surprise de ses propres réactions ? Elle détourna ses yeux une seconde sur le verre attrayant qui invitait à vouloir y tremper ses lèvres, quitte à se retrouver avec une moustache. Incorrigible Charlotte qui se rappelait quel délice c'était alors de passer sa langue sur la lèvre supérieure pour effacer ladite moustache. Se retenant par politesse dans le cas ou il veuille et puisse s'accorder quelques minutes supplémentaires pour trinquer avec elle, c'est d'une voix souriante qu'elle ajouta :

- Décidez vous vite par contre ... ce cocktail fruité va avoir raison de ma polie résistance ... Cela me permettrait d'en apprendre un peu plus sur ce restaurant, si vous y travaillez depuis suffisamment de temps pour y répondre bien sûr. Je suis nouvelle ici dirons-nous, j'avoue donc ignorer depuis combien de temps l'établissement est implanté ici, s'il y a eu plusieurs Chefs avant cette étoile, et cætera  ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 12 Juin - 13:33

" Il y a pas de mal. Vous êtes libre de passer une bonne fin de soirée maintenant. " Commente-t-il suite aux excuses de la jolie brune à la chevelure soyeuse.

Oui, une bonne soirée. Isaac espérait grandement que Charly puisse se vider la tête en terminant sa soirée dans son restaurant. Avec un peu de chance, elle allait apprécier le plat qu'on allait lui préparer en cuisine et elle allait quitter les lieux avec le sourire aux lèvres. L'espèce de dragueur aux cheveux gras n'a peut-être pas complètement affecté sa joie d'être ici et son bonheur de découvrir un nouvel endroit en ville. Si elle s'y sent bien et qu'elle y mange bien, elle reviendra peut-être profiter du décor. Après tout c'est juste ce qu'il souhaite en premier lieu, que tous ses clients passent une soirée superbe et qu'ils aient envie de revenir un jour. Il souhaitait donc la même chose concernant Charly. D'autant plus, qu'elle était une femme classe et respectueuse. Ce genre de nanas ne couraient pas facilement les rues. Certes, il y en avait quelques-unes mais c'était pas chose courante d'en croiser une tous les jours. Surtout que lorsqu'une femme a une classe naturelle, elle a souvent de gros défauts bien cachés. Isaac ne connait pas assez Charly pour se rendre compte de l'existence de ces défauts en question. Certaines sont particulièrement intéressées par l'argent, d'autres juste hautaines et insupportables. Que voulez-vous, il est rare de trouver une femme qui a de l'estime pour son prochain. La proposition que lui fait Charly alors qu'il s'apprêtait à rejoindre la cuisine, surprend grandement Isaac. On lui propose rarement de boire un verre et cela même s'il peut parfaitement le faire. L'afro-américain cache sa surprise dans un grand sourire, dévoilant ses dents parfaitement blanches.

Décidément même pour lui cette soirée est plus agréable qu'à la normale. La compagnie de Charly est une chose à laquelle il ne s'attendait pas. Voilà une semaine qu'il traînait en salle puis en cuisine et même s'il sympathisait et discutait souvent, il n'avait pas encore fait une telle rencontre. L'afro-américain était donc très tenté par cette invitation à boire un verre, il comptait juste passer en cuisine avant. Il ne faudrait pas que Charly s'impatiente de trop en attendant son plat une fois son cocktail terminé. Le barman jète parfois un oeil vers son patron, attendant lui-aussi sa réponse pour préparer le cocktail supplémentaire. Faut dire qu'il est également curieux, Isaac bien que plutôt courtisé par la gente féminine, était un homme instinctivement distant. Il n'a jamais été un coureur de jupons et même s'il sait parfaitement se comporter avec une demoiselle, il n'aime pas courir après les femmes. La drague, c'est pas son truc, pour lui lorsqu'il rencontrera une femme qui en vaut le coup, ça deviendra une évidence. À ce moment là, il se bougera le cul pour lui sortir le grand jeu. Mais avant ça, autant ne pas se fatiguer. Déjà on passe pour un mec qui fait la même chose avec toutes ses rencontres et en plus de ça, on a l'air d'un crétin lorsque l'histoire se termine. Non, autant patienter bien calmement. Dérouler le tapis rouge à tout moment et pour n'importe quelle raison, cela ne donne plus aucune importance au tapis en question. Le festival de Cannes n'est qu'une fois par an, ce n'est pas non plus pour rien ! La rareté rend les choses précieuses et ce n'est pas une histoire d'argent mais juste une histoire de valeurs.

" C'est tout à fait possible et c'est même avec plaisir Charly. Je vais juste passer votre commande et je reviens. " Ajoute-t-il avant de s'excuser et de s'absenter.

L'afro-américain arrive rapidement en cuisine et ne tarde pas à donner sa commande au second en demandant qu'il s'en occupe en personne. Il pouvait se le permettre, nous étions en fin de service et il y avait beaucoup moins de monde. Ça sera prêt d'ici une vingtaine de minutes, voilà qui lui donnait largement le temps pour boire ce cocktail avec la charmante Charlotte. Moins de cinq minutes plus tard et après s'être assuré que tout se passait bien dans ses cuisines, Isaac est de retour en salle. Il donne quelques indications à une serveuse avant de rejoindre Charly au bar. Il s'installe à son tour sur le tabouret capitonné alors que le barman dépose le même cocktail face à lui. Il remercie son employé tout en restant très sobre avant de déposer son regard vers Charly.

" Votre commande est passée et elle sera prête dans une vingtaine de minutes. " Reprend-il avant de soulever son verre, souhaitant trinquer avec la jeune femme. Même si cette dernière n'a pas résisté devant son jus fruité, ce n'est pas bien grave.

" À votre soirée. " Lance-t-il avant de porter le verre de cristal à ses lèvres.

Quelques secondes s'écoulent, ses prunelles glissent en direction de la magnifique brune qui l'accompagne.

" Pour répondre à vos questions, le Chef a fondé ce restaurant il y a bientôt deux ans. Avant il travaillait au Restaurant Italien de la ville. Et vous, si ce n'est pas trop indiscret, que faites-vous dans votre vie ? " Demande-t-il accompagnant sa requête d'un léger sourire.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 12 Juin - 18:04

Libre de passer une bonne fin de soirée ...
C'est ce dont s'assurait l'employé restaurateur qui réussissait à lui faire oublier la gêne imposée par Monsieur Di Tommaso Père en la plantant seule dans l'établissement renommé, ou ils devaient se rencontrer. Aux dires du fiston impétueux, cela ne remettait pas en cause la volonté du mafieu de s'octroyer ses services. Est ce qu'il en était de même pour elle ? Elle préférait ne pas y penser pour le moment, mais elle ne put s'empêcher de se poser la question.
N'était-ce pas là un signe ? Comme un avertissement de se méfier de ce genre de personnage dont les activités illicites étaient de notoriété publique bien que rien ne permettait à la justice d'y mettre un terme.
La jeune diplômée nouvellement à son compte avait besoin de se faire un book de clientèle si elle souhaitait pérenniser son activité. Et gérer la comptabilité de cet individu ne signifiait pas qu'elle ne le ferait pas le plus honnêtement du monde. Mais si elle avait choisi cette voix au départ, c'était justement pour glaner des informations compromettantes pour ce réseau qui n'était pas aussi implanté en ville comme elle aurait pu le penser.
Et après ? Que ferait-elle de ses supposées données si tant est qu'elle parvienne à les obtenir ? Les divulguer aux fédéraux de la ville ? Les garder pour se venger ? Rien n'était moins sure puisqu'aujourd'hui elle avait conscience de la dangerosité de fréquenter ce milieu et surtout de son impuissance seule face à eux. Elle ne pouvait pas s'improviser tueuse ! Des motivations donc autant ambiguës que complexes et qui la faisaient douter. Probablement que le plus sage pour le moment était de simplement pratiquer son activité et faire prospérer sa propre entreprise sans se soucier des conséquences ou possibilités à long terme. Sachant qu'elle n'avait nullement l'intention d'aider ces criminels à détourner des fonds.

La brune secoua la tête comme pour chasser ses pensées hors sujet. Ce n'était pas le moment pour répondre à ses interrogations, elle était bien décidée à profiter de la convivialité qu'offrait l'Endroit et ses employés. D'ailleurs sa proposition de partager un cocktail de fruits avec Isaac fut accueillie par un large sourire de celui-ci qui ne la refusa pas, au contraire, et proposa de se rendre en cuisine passer sa commande avant cela. Hochement de tête et elle répond sur le même ton

- Je vous en prie. Merci Isaac.

Elle le regarda s'éloigner, notant à nouveau la tenue de couturier impeccablement coupé qui avantageait l'homme ... même s'il n'avait pas besoin de cela, dégageant naturellement une aura perceptible même sans artifice, et un corps musclé de sportif. Croisement de jambes qui l'aide à pivoter légèrement sur son siège pour faire face au barman resté silencieux bien qu'observant les interlocuteurs.

Barman : - Si je peux permettre, vous devriez gouter votre boisson si vous souhaitez apprécier toute sa saveur et sa texture.

- Je vais suivre votre conseil, merci.

Charly aspira une gorgée de nectar qui effectivement était divinement parfumé tout en observant la préparation du verre pour son collègue de travail.

- Parfait, en effet, comme tout ici, de ce que je vois. J'ai d'autant plus hâte de savourer la cuisine du Chef je vous avoue.

Barman : - Je peux d'or et déjà affirmer que vous apprécierez, c'est le meilleur cuisinier de la ville, assurément.

Il lui décocha un clin d'œil alors que le serveur les rejoignait et prenait place sur le haut tabouret proche d'elle. Son verre en main, il l'informa que son plat serait prêt dans les vingt minutes avant de le lever dans sa direction et lancer " A votre soirée ".

- Qui n'est que la première d'une longue liste si j'en crois la qualité incontestée du service et des produits proposés. Tchin.

Les lèvres en symbiose se posent sur le cristal du verre pyramidal pour se délecter à nouveau du délicieux jus de fruits pressés. L'élégant répond alors à la question concernant l'établissement, lui apprenant qu'il existe depuis maintenant deux années et que le Chef travaillait au préalable dans le restaurant italien de la ville.

- Très bonne initiative si l'on en juge à la réputation déjà acquise. Je vous avoue que n'étant en ville que depuis deux mois, je n'avais encore pas eu l'occasion de dîner à l'extérieur. Le Chef est donc originaire de l'Italie, ou est ce simplement parce qu'il affectionne la cuisine méditerranéenne ? Ce que je ne peux bien entendu que cautionner


Rajouta t-elle en esquissant un sourire plaisant. Sans tomber dans un chauvisme déplacé, elle ne pouvait nier la richesse culinaire de son pays d'origine. En passionnée de cuisine qu'elle était à son niveau, elle avait appris à préparer bien des spécialités des quatre coins du monde, revisitant parfois les recettes lorsque certains produits difficiles à se procurer faisaient défaut, mais elle affectionnait particulièrement les saveurs variées de ces pays du Sud de l'Europe. Un léger gargouillis de son ventre affamé résonna à nouveau, faisant à nouveau écarquiller les yeux et se mordiller la lèvre inférieure. Décidemment, il devenait urgent de rassasier son estomac. Charly enchaîna rapidement à répondre à l'interrogation du séduisant homme, ses mirettes plongées dans les siennes.

- Je viens juste de m'installer dans un loft que je rénove, à Brookfield, ou j'ai pu créer mon bureau en indépendante. Je suis experte en comptabilité et plus généralement conseillère financière qui acte pour se créer une clientèle. Ce qui prendra un peu de temps mais je commence à prendre mes marques dans cette nouvelle ville et vie, somme toute fort basique mais qui me convient parfaitement. J'ai grandi à Port Sheldon, mais je souhaitais changer de cadre après le décès de ma mère. Et il me reste un tas de choses, voir tout, à découvrir à Woodbury.

Courte pause le temps de terminer les deux dernières gorgées de nectar, elle relève son visage souriant vers lui avant de poursuivre la polie conversation qui n'avait rien d'indiscrète à ses yeux, étant naturellement franche et ouverte lorsqu'elle se sent en agréable compagnie.

- Et vous Isaac, vous avez toujours vécu dans la région ? Est ce que vous aussi, tout comme mon meilleur ami, allez me dire que j'ai fait une énorme erreur en m'installant dans le quartier de Brookfield ? Ou d'ailleurs je risque d'avoir quelques difficultés à trouver un taxi qui acceptera de m'y raccompagner, c'est réellement aussi "dangereux" qu'on le dit ? Je le trouve authentique avant tout, et malgré sa réputation, je me trompe peut être ? ... Toujours est-il que même lorsque je fais mon footing le matin, je n'ai jamais eu le moindre soucis avec quiconque ... jusque là ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 12 Juin - 19:31

Charly accepte de trinquer avec le propriétaire des lieux alors qu'elle ignore toujours qui il est véritablement. D'ailleurs plus les minutes passent et plus Isaac se pose des questions. Avant tout, il appréciait ce quiproquo qui permettait de rire et de s'amuser de la situation. Cependant, maintenant il discute de manière plus posée avec cette jeune femme et il se retrouve devant un mensonge. Ce qui était fait pour plaisanter peut devenir quelque chose de mauvais. Il n'aime pas mentir sur son identité, ainsi il répond toujours aux questions qu'on lui pose, c'est une histoire de principe pour lui. Là devant Charly, il commence à se demander s'il doit encore entretenir le quiproquo. Il faut dire qu'il apprécie parler à quelqu'un qui ne lui fait pas des courbettes simplement parce qu'il est le Chef.  Charlotte est gentille, discrète et elle a de la discussion. Il apprécie lui parler notamment car il a l'impression qu'elle discute avec lui pour la personne qu'il est avant tout. Cela est peut-être suffisant pour qu'Isaac comprenne que la demoiselle en question ne changera pas de comportement en apprenant qu'il est Chef étoilé. Enfin si, elle peut prendre très mal ce charmant quiproquo. Cependant, Isaac sait qu'elle est avenante même sans connaître sa qualité de Chef. C'est plutôt agréable. Il continue de peser le pour et le contre dans sa tête alors qu'il boit le cocktail fraîchement préparé. C'est toujours aussi bon ce truc, c'est frais et en même temps, c'est doux et crémeux. C'est assez compliqué d'expliquer d'ailleurs, il suffit de gouter pour comprendre. Finalement, la jeune femme demande des renseignements sur les origines du propriétaire des lieux. Elle souhaite comprendre sa cuisine. Si elle savait qu'il s'agit d'une leçon d'amour pour la cuisine méditerranéenne. Cette dernière étant aujourd'hui ponctué par le savoir-faire de son second en cuisine. Ce dernier est un féru de cuisine asiatique et particulièrement Thaïlandaise. La carte est donc originale mais les différences s'accordent à merveille, elles trouvent une sorte d'équilibre, une secrète alchimie que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.

" Non il est né ici. C'est juste un amoureux de la cuisine méditerranéenne. L'Italie y a donc sa place. Vous vous êtes Italienne par contre, n'est ce pas ? " Demande-t-il même s'il est presque sûr de cela.

Ça se voit, comment vous dire, ça se sent. Charly est une femme piquante, elle a de grands yeux, des traits parfaitement dessinés, elle est expressive. Sa chevelure brillante et foncée ne fait qu'accentuer le tout. Oui, elle est Italienne, où en tout cas ses origines doivent être toutes proches du bassin méditerranéen. Cependant, c'est toujours mieux d'en avoir confirmation par la principale intéressée. C'est fou tous les gens différents que l'on peut rencontrer ici. Rien qu'Isaac quand on y réfléchit, on s'attends pas à le retrouver dans cet Endroit justement. Fils d'un afro-américain et d'une femme métisse. Il est né dans la rue, il en connait les codes, il y est respecté. Oui mais il n'est pas que le fils d'un ancien gangster. Il est un homme à part entière, un homme qui a fait des choix bien différents, un homme complexe mais mature. C'est d'ailleurs pour cela, qu'il estime que la plaisanterie a assez duré. Isaac se demande de nouveau, s'il ne devrait pas dire toute la vérité à Charly. Faute avouée à demi-pardonné n'est ce pas ? Comprendra-t-elle qu'il souhaitait discuter librement avec elle sans se demander si elle était aussi sympathique car elle connaissait son statut en ces lieux. C'est plutôt compliqué comme situation, pourtant c'est l'heure de dire les choses.

Malgré tout, Charly lui explique petit à petit d'où elle vient mais également ce qu'elle fait. Isaac l'écoute, il a simplement envie d'en savoir plus, il verra par la suite. Lorsqu'elle dévoile son domaine d'activité, il se dit qu'il aurait du se présenter en tant que patron. Lui qui recherche un nouveau comptable. Oui, l'actuel est très bien mais il se fait vieux et même s'il fait tout dans les règles. Il met toujours trois plombes avant de donner un document lorsqu'on le lui demande. De nos jours, il faut que les choses aillent vite et ça devient de plus en plus compliqué avec ce vieil homme. Mais bon, Isaac n'ayant pas dévoilé son poste, il peut difficilement se mettre à parler comptabilité avec Charly.   Ainsi il se contente d’acquiescer, verre en main et le sourire à la pointe des lèvres, hochant légèrement la tête par moment. Il est à l'écoute et est attentif à ce qu'elle raconte, ça se voit et c'est surtout sincère.

" Une énorme erreur ? Non je n'irai pas jusque là. Effectivement, il y a des quartiers bien plus beaux et plus sûres à Woodbury. Ils manquent peut-être un peu d'âme par contre. " Reprend-il avant de poser son verre un court instant sur le bar.

Brookfield est plutôt proche de sa réputation. C'est un quartier dangereux dans certains coins plus que d'autres certes. On y croise toutes sortes de délinquants voir de criminels. Après, on va pas se faire agresser dès que l'on met le petit doigt dehors mais c'est sur qu'il faut éviter de sortir seule en robe le soir et se décider à faire une balade sur les trottoirs. C'est vrai... Cela dit, on peut très bien faire son footing chaque matin et n'avoir jamais aucun problème. Comme de partout, il faut avoir de la chance et se montrer raisonnable dans nos actions. Maintenant lorsque l'on est une femme seule, c'est sur que c'est pas le meilleur endroit en ville pour habiter. Il ne faut pas laisser ses fenêtres ouvertes la nuit, ne pas se balader en petite tenue sans tirer les rideaux. Après Isaac n'est pas celui qui va dire qu'il faut fuir Brookfield comme la peste, c'est pas vrai. Il y a aussi des gens très bien qui y vivent, des gens prêts à vous aider à toute heure du jour ou de la nuit. L'épicier du coin vous fera crédit sans problème, ce n'est pas le cas de l'immense supermarché de la ville. Ainsi l'afro-américain prend quelques secondes pour chercher ses mots.

" C'est un quartier chaud c'est vrai, je mentirai si je disais le contraire. Cependant avec un peu de prévoyance et de la chance, il ne vous arrivera jamais rien. " Rétorque-t-il plutôt content de sa réponse.

" Par contre pour le taxi, vous allez trouver mais au bout d'un certain temps et à un certain prix. " Explique-t-il en glissant ses doigts le long du bar.

Isaac est pensif et ça se voit. Il a quelque chose à dire et hésite encore à la technique à adopter. Il veut être franc.

" Charly " Ajoute-t-il d'une voix bien religieuse. Bon, oui, il a envie qu'elle prenne ça avec le sourire et surtout qu'elle le comprenne mais il se voit pas lui avouer le problème en rigolant. Ainsi, ses yeux se concentrent dans le regard de la belle.

" Je crois qu'il y a un quiproquo entre vous et moi. Au début, je pensais qu'il allait durer qu'une courte minute, le temps d'un échange de banalités. En fait, on parle depuis beaucoup plus longtemps donc c'est plus trop un quiproquo ni une plaisanterie, je dois vous dire quelque chose avant que ça ne devienne un mensonge. "

La voix calme mais parfois hésitante, les prunelles ébène de l'afro-américain glissent sur le visage parfait de la jeune femme.

" En fait, j'suis pas dans ma cuisine aujourd'hui mais en temps normal, c'est le cas. " Lâche-t-il un peu inquiet.

Pas très clair comme explication je vous l'accorde mais la blague a assez duré pour Isaac. Espérons que la jolie Charlotte prenne le tout en rigolant car à la base, c'était bien le but. Enfin ça, c'est si elle comprends ce qu'il lui raconte.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 12 Juin - 21:55



Attentif en plus d'être serviable, l'homme écoute la nouvelle habitante de la ville et future habituée probablement de l'Endroit lui expliquer plus ou moins succinctement ses professions et lieu de résidence, qu'elle aura préciser sans réelles raisons. Simplement pour avoir un avis extérieur, comme quoi les réprimandes de Max faisaient leur bonhomme de chemin dans la jolie et têtue tête brune !
L'échange cordial autour du cocktail devient moins conventionnel, un peu plus privé, et reste d'autant plus agréable.
Confirmation sera faite que le quartier de Brookfield n'est pas forcément le plus luxueux de la ville, ni le plus sur, mais comme pour tout, il semblait confirmer que si elle respectait les convenances et s'adaptait aux us et coutumes, il n'y avait à priori aucune raison pour que les choses se passent mal. L'observant alors qu'il expliquait, elle décela comme une lueur particulière dans l'œil lorsqu'il parlait du lieu d'habitation de la comptable. Et bien qu'elle soit incapable de savoir précisément quelle en était la raison, elle nota cela dans un coin de sa tête, et probablement que lors d'une prochaine discussion entre eux, si elle avait lieu, elle aborderait forcément le sujet, n'oubliant rien ou presque.
Ce qui l'interpella fut sa remarque en évoquant ledit quartier; soulignant que les autres manquaient d'âmes ... c'était exactement cela. Elle appréciait les lieux de vie qui témoignaient d'un passé, quel qu'il soit, et c'est ce qui lui avait plu d'emblée à Brookfield. Bien sûr, des guéguerres de gang font forcément des victimes, mais on n'a rien sans rien. Pas de hasard dans la vie pour elle, et si le coin était dirigé par des groupes locaux pour des raisons plus ou moins légales et justifiables, il y avait indéniablement une raison à cela. Face à certains destins, les gens s'adaptent et font comme ils peuvent, avec leurs convictions, avec leurs moyens. Son passé familial lui avait au moins appris cela. Ne jamais juger. A tout il y a des raisons qui parfois nous dépassent, peuvent même heurter, mais existent et la critique est toujours beaucoup plus simple qu'une tentative de comprendre et de s'adapter.

Isaac confirma tout de même qu'il fallait user de prudence face à certains délinquants ou criminels peu scrupuleux, et qu'effectivement elle risquait de mettre un bon moment avant de trouver un taxi pour la raccompagner, en plus de devoir grassement payé sa course.

- Qu'à cela ne tienne, cela coutera quelques billets supplémentaires, mais comme vous le dîtes justement, il suffit parfois de ne pas se mêler des affaires des autres et les respecter pour qu'eux mêmes agissent également face à vous et ne vous cherche pas d'ennuis.

Remarque accompagnée d'un sourire poli et convaincu, alors qu'elle décèle un changement de comportement de son charmant interlocuteur. Il est pensif, son visage s'est refermé et ses doigts parcourant les rebord du comptoir du bar appuient cette attitude un tantinet soucieuse, pensive tout du moins. Peut être a t-il lui même quelques souvenirs désagréables de ce lieu ? Quelle sotte de lancer un sujet pouvant prêter à controverse, l'Italienne s'en veut un instant, même s'il faut bien avouer que c'est en toute innocence qu'elle a engagé le sujet. Souhaitant tout de même que cela ne gâche pas la bonne humeur de leur échange fort sympathique, elle rebondit sur la question sur ses origines et celle du Chef cuisiner devant actuellement s'atteler derrière ses fourneaux pour une tardive cliente et ses cannellonis aux langoustines !

- Je suis effectivement originaire d'Italie, de Sicile plus précisément pour ce qui est du côté paternel. Mais je suis née ici, en Amérique ou j'ai toujours habité. Bien qu'ayant gardé beaucoup de tradition familiale, forcément. La cuisine méditerranéenne recèle tellement de trésors gustatifs qui ravivent les papilles que je ne peux que féliciter votre Chef de ses goûts.


Le sourire affiché se fait encore plus généreux, jusqu'à ce qu'il prononce son prénom, d'un ton beaucoup moins rieur, plus sérieux, presque grave, et en fixant son regard. Ce qui forcément étonne tout d'abord la jeune femme qui concentre toute son attention sur les noisettes brillantes et cesse de jouer avec la paille de son verre. Là, il commence à parler de quiproquo ou de plaisanterie qui dure et pourrait passer pour un mensonge.
Le mot clé : la duperie.
Sauf que la jeune femme reste interloquée et ne comprend absolument pas de quoi il veut parler.
Elle plisse les yeux, interroge du regard et son visage fera même quelques mimiques ne la mettant pas forcément à son avantage mais qui démontrent bien son incompréhension. Face au ton hésitant, elle le laisse poursuivre son semblant d'explications ... qui reste un mystère malgré tout. L'effet est immédiat, elle rit tout d'abord afin de dédramatiser la situation qui a l'air de le mettre mal à l'aise, ne voyant pas du tout ce qu'il pouvait avoir fait de "mal", bien au contraire.

- Euh ... j'ai un peu de mal à vous suivre Isaac là j'avoue ... de quel quiproquo voulez vous parler ?

Le séduisant homme se met à parler de cuisine ou d'habitude il est. De nouveau elle fronce et plisse son visage qui se ride comme si elle avait pris une cinquantaine d'années supplémentaires en une fraction de seconde.

- En cuisine ? Si chichement vêtu ? Vous voulez dire que vous travaillez d'ordinaire derrière les fourneaux auprès du grand Chef c'est cela ? Oula ... vous m'intriguez tout d'un coup, mais en quoi est ce que cela serait si grave après tout ? Cela n'enlève en rien votre sauvetage de ma soirée qui décidemment devient encore plus intéressante de minute en minute.


Sourire retrouvé, encore plus avenant pour le coup. Il se serait donc fait passer pour un Chef de rang ou responsable de salle alors qu'il ne serait en réalité "qu'un" commis de cuisine ? Un peu perdue, elle le fixe et pose sa délicate main sur l'avant bras de celui stressé face à elle. Tout en continuant de réfléchir et analyser les nouvelles données de l'équation. En quoi, si elle avait vu juste, il pourrait être gêné ? Quelque chose lui échappait, et très rapidement, tout en gardant son regard sondeur dans les prunelles du bellâtre, elle poursuit

- Je déteste par dessus tout les mensonges, mais certaines situations prennent des chemins dans lesquels on s'aventure sans arrière pensée au départ ... mais ... vous n'êtes pas un simple commis de cuisine c'est cela ? ... Je viens de comprendre que la seule explication pour que vous estimiez nécessaire de me dévoiler la réalité sur votre travail ne peut être que pour une seule raison ...

Venant de comprendre quelle vérité il se sentait obligé d'avouer, elle quitte un instant ses prunelles, qui se baissent sur ses pieds avant de se retourner vers la salle et particulièrement la porte d'entrée, avant de replonger dans les yeux masculins du bluffeur.

- Vous pensiez que je n'étais pas suffisamment mal à l'aise pour la soirée et vouliez juste vous jouer de moi un peu plus ?


Le ton est tout d'abord un brin agacé, avec un soupçon de déception. Mais elle respire un grand coup, redresse ses épaules et le fixe en fronçant ses sourcils, simulant une colère quasi inexistante en fait. Elle rirait presque de la situation tant le fait de le voir embarrassé à ce point était touchant. Devait-elle lui remonter les bretelles ? Lui faire comprendre à quel point elle détestait le mensonge et le faux ? Presque tentant, mais elle va se surprendre elle même, et garder un semblant de calme, bien que quelques noms d'oiseaux, dans sa langue natale sont retenus de peur d'être censurés !

- Isaac ... C'est votre vrai nom ou bien ceci est faux également ? ( elle ironise et resserre ses doigts autour du bras ) Vous n'avez aucun intérêt à abuser de ma naïveté il me semble, et cela va à l'encontre de votre attitude jusque là. Alors dîtes moi. Pourquoi ? Pourquoi ne pas de suite avoir rectifié mon erreur de rang professionnel, au lieu de me laisser me ridiculiser ? Vous réservez cela à toutes les pauvres âmes à qui l'ont pose un lapin ? Ou bien cette faveur m'est exclusivement réservée ? Ne me dîtes pas que vous vouliez juste jouer avec moi ... parce que là je risque en effet de le prendre beaucoup moins bien ...


Contenant son sourire, pour tout de même lui faire comprendre son étonnement face à cette attitude, elle le fixe, mi provocante, mi cynique, mais n'importe qui de sensé percevra que la contrariété féminine n'est que passagère et amusée. Même si elle s'étonne elle même de son manque de colère face à lui. Probablement parce qu'il est aussi agréable à regarder que sa compagnie. Peut être parce qu'il réussit à la déstabiliser sans raisons et qu'elle a tout simplement envie d'entendre ses réelles motivations du subterfuge ?
Toujours est-il qu'elle n'est même pas certaine d'avoir tout capté, peinant à croire être face au Chef étoilé, mais reste curieuse d'entendre ses raisons et motivations propres ...


_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 19 Juin - 19:39

Charly ne semble pas tout à fait comprendre ce qu'on lui raconte. Isaac vient de lui avouer qu'il était le propriétaire des lieux cependant les mots qu'il vient d'employer ne semble pas être assez clairs. L'afro-américain s'en veut déjà bien assez, lui qui pensait que cet échange allait simplement durer une petite minute. Le voilà bien mal barré. Si il savait qu'il allait sympathiser avec la jeune femme, il aurait simplement dit la vérité dès les premiers mots échangés. Il n'imaginait pas boire un verre en compagnie de Charlotte, se retrouver entrain de discuter de leurs origines respectives ainsi que de leur lieu de vie. Non, ça ne lui avait pas traversé l'esprit une seule seconde. C'est rare qu'il partage un verre avec une femme. Il ne peut pas non plus lui dire ça comme ça. Il aurait l'air d'un beau crétin et il refuse d'avouer les choses ainsi. Il se dit que s'il lui annonce quelque chose comme excusez moi mais j'ai pas l'habitude de boire un verre en compagnie. Elle pourrait mal le prendre ou encore plus mal le comprendre. Non, c'est assez compliqué comme situation, il ne saurait quoi dire pour s'expliquer plus amplement. La jeune femme lui pose des questions, elle semble ne pas comprendre. On voit une pointe d'énervement dans son regard et rien que cela, ça blesse l'homme qui se trouve face à elle. Lui qui garde une distance raisonnable avec les femmes pour ne pas en blesser une maladroitement. Voilà que même lorsqu'il désire sympathiser, il fait du mal. Cette idée, il en a tout simplement horreur. Il pense à sa mère et au calvaire qu'elle a vécu avec les infidélités à répétition de son père ainsi que les mensonges sordides qui les accompagnaient. Lui qui s’est juré depuis tout petit d'être exemplaire et qui n'a jamais faillit à cette promesse et cela même devant les jolies dentelles qui pouvaient s'exhiber devant ses yeux masculins. Se dire que Charly s'est sentie blessée devant cette plaisanterie qui a mal tourné, non c'est trop pour lui. Il tente alors de s'expliquer lorsqu'elle lui demande si il travaille avec le grand Chef, propriétaire de ce restaurant chic.

" Non, je suis le grand Chef en fait... Seulement j'ai été blessé il y a une semaine et du coup, voilà la raison de ma présence en salle. " Explique-t-il sobrement, tentant d'ajouter quelques gestes hésitants et inutiles à ses mots.

Le regard quelque peu brillant, les sourcils froncés marquant son inquiétude, il tente de s'expliquer. Il est presque résigné, sentant que rien ne va plaider pour lui, qu'il va passer pour un sale mec. Lui, un sale mec ? L'idée lui laisse un goût âpre dans la bouche. Charly peut maintenant penser n'importe quoi et s'imaginer des centaines de choses. Que voulez-vous, c'est plus fort que lui. Il pourrait se dire tant pis pour ce que pense les autres de ma personne mais non, il ne fonctionne pas comme ça. Isaac a une réputation et lorsque les gens parlent, ils sont forcément en contact avec cette réputation. Il tient à l'image d'homme honnête et sérieux que véhicule les gens à son encontre. Il ne supporte pas passer pour un connard, il n'en est pas un. Même si ce n'est qu'une plaisanterie de quelques secondes et que cela ne va pas faire de lui un traite. C'est quand même quelque chose de négatif, c'est comme un mensonge, un affront fait à la vérité. Le regard d'Isaac se perd dans les réactions différentes et complexes de son interlocutrice. Il tente de suivre ce qui se passe en elle. Ne sachant pas trop comment faire ni même que lui dire d'ailleurs. Tout cela ne plaide pas en sa faveur. Alors que Charlotte lui demande s'il s'est foutu de sa gueule, il comprends l'ampleur des dégâts. Cette jeune femme fort bien gentille et intéressante, s'imagine maintenant qu'il s'est amusé d'elle et qu'il a prit plaisir à la rendre mal-à-l'aise. Les yeux ébènes d'Isaac virent au sol. Non ce n'est pas ça, c'est jamais ça, c'est tellement pas lui mais tout cela semble si logique et si implacable. Il tente de réfléchir, souhaitant apporter des explications à la jeune femme mais il ne sait quoi lui dire.

Tout ça, c'est tellement pas lui, lui qui s'efforce d'être droit dans ses échanges avec les autres. Il donne aujourd'hui une piètre image de lui-même. Tout ça à cause d'un quiproquo stupide, il en vient à s'en vouloir. Mais pourquoi n'avait-il pas simplement dit, bonjour j'suis le cuistot mais nom de Dieu quelle situation à la con ! Décevoir une femme, voir ce sentiment de retrait apparaître dans ses yeux, c'est tellement... Ah non, c'est hors de question ! Alors qu'il se décide à tenter une grande explication accompagné de justifications sincères mais qui vont apparaître hasardeuses, Charly dépose ses fins doigts sur le bras d'Isaac. Les yeux scintillants du Chef étoilé glissent vers elle, elle désirait sûrement son attention et elle l'a, bien entièrement.

" C'est bien mon prénom, Isaac Anderson. " Lance-t-il avec embarras tout en regardant la jeune femme. Les doigts de cette dernière se resserrent sur sa chemise.

La jeune femme semble aussi énervée que déçue. Le voilà bien dans la merde. Comment va-t-il lui faire comprendre qu'il n'est pas de ce genre là. Il va sûrement lui être impossible de le croire et pourtant, elle peut demander à n'importe qui, on lui dira la même chose.

" Parce que je pensais que notre échange allait se cantonner à un vous désirez un jus de fruit et à un bonne soirée. Je sais pas je me suis comporté naturellement et instinctivement avec vous, du coup je suis resté moi-même, simple et dans ces cas là, je pense pas forcément à dire qui je suis. Les gens changent bien souvent et je ne sais pas, je voulais continuer à discuter normalement avec vous car la vérité, c'est que vous m'êtes sympathique. " Explique-t-il le plus calmement possible.

Il avale sa salive, agacé d'avoir fait tant d'erreurs en souhaitant juste être lui-même. Ses yeux virent de nouveau au sol puis vers la main de Charly. Souhaitant la prendre entre ses doigts et s'excuser, il s'imagine que cela va envenimer les choses. Finalement, il fait encore une fois comme son coeur et son esprit le lui dictent. Il attrape la main de la jeune femme de la pointe des doigts avant de la faire glisser dans la paume de la sienne.

" Je m'excuse si je vous ai blessé, c'était pas ce que je voulais, c'était même tout le contraire. Je pense que c'est peut-être mieux que je vous laisse, vous avez assez eu de déceptions pour ce soir. " Rétorque-t-il en déposant délicatement la main de Charly sur le bois du bar.

Il pousse alors légèrement son verre vers le barman, ne souhaitant plus imposer sa présence. Ses yeux ne rencontrent même pas ceux de son employé. Ce dernier assistant au désastre en essuyant des flutes à champagne de manière machinale. Le regard ténébreux d'Isaac frôlent celui de Charly, il attends poliment sa réaction.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 19 Juin - 22:01



" Prends bien garde à toi lorsque tu interroges Charlotte. Garde toujours en tête que parfois il vaut mieux ne pas savoir ... Lorsque l'on pose une question, il faut être prêt à entendre toutes les réponses, quelle qu'elles soient ..."

Voilà ce qui lui revint en tête le laps de temps ou elle questionna Isaac sur le " Pourquoi" du malentendu. Un quiproquo qu'il avait laissé s'installer sciemment. D'abord agréablement surprise de l'attitude de son sauveur de soirée, elle se sentait légèrement abusée depuis qu'il avait tenté de rectifier l'erreur de dénomination de son poste ici.
Non ce n'était pas un chef de rang superbement habillé par un couturier de marque.
Non ce n'était pas non plus le sommelier qui lui offrait ce cocktail de fruits frais.
C'était LE Chef étoilé de ce restaurant renommé.
Chef devant lequel elle avait du paraître bien gourde du coup ! Lapin posé par un mafieux de petite vergogne qui lui envoie son fils pseudo séducteur de bas étage qui manque justement de briser cet agréable moment qu'elle partage avec le patron. Qui va avouer rapidement que quiproquo il y a, et dévoiler son identité en se justifiant d'une blessure qui l'a obligé à priori à se mettre "au vert".
Tout à son honneur de ne pas laisser le malentendu perdurer, certes, mais Charly a tout de même montré sa légère contrariété. " Légère ", lorsqu'il s'agit d'une sicilienne comme elle, cela peut prendre toute  sorte de traverse plus ou moins justifiée et justifiable. Là en l'occurrence, elle reste relativement zen dirons nous, mais cela semble suffisant pour mettre mal à l'aise l'homme face à elle ... bien plus qu'elle ne le souhaitait au départ.

Le charmant joueur d'un instant semble réellement gêné de la situation, se justifiant maladroitement, hésitant, le regard ayant du mal à rester dans le sien. Habituellement, elle aurait été encore plus moqueuse pour à son tour se jouer de lui. Mais ce n'est pas ce qu'il voulait au départ. Il le lui dit et clairement. Et elle l'écoute sans moquerie aucune ... au contraire. Ses mots la touchent. Il n'allait faire que son "travail", la voyant en détresse, seule à cette table, en proposant un verre comme tout un chacun aurait fait avant de lui souhaiter une bonne soirée. Mais leur échange perdurait un peu. Et rapidement il avait avoué la méprise. Justifiée parce qu'il était resté lui même avec elle et désirait un échange naturel sans "grade".
La femme aimait ce qu'elle entendait.
Elle ne pouvait pas lui dire comme cela. Mais cela voulait dire tellement de choses ! Qui d'autre mieux qu'elle pouvait savoir et comprendre qu'un nom, un grade, une fonction, une origine, une affiliation pouvait dévier la pensée et le jugement d'un interlocuteur même sans raisons ? Sa vie entière était basée là dessus, même ce patronyme faux qu'elle trainait pour justement se protéger de cela. Elle ne l'en appréciait que plus puisque le comprenait tout à fait.
Elle allait le dire lorsqu'hésitant il saisit sa main du bout de ses doigts pour la prendre dans la sienne. Normal pour quelqu'un qui devait la rassurer et atténuer l'ambiguïté de la situation. Mais elle en eut la chique coupée, ses yeux quittant le visage du cuisinier pour regarder leurs mains et vérifier que la chaleur ressentie ne provenait que de son étonnement face à un geste naturel, puisque c'est elle au départ qui avait posé ses doigts sur l'avant bras masculin. La brune relève ses yeux sur lui, presque timide du coup, embarrassée de le mettre si mal à l'aise, mais finalement touchée de ne pas être la seule dans cet état de surprise et sorte de trouble face à une rencontre bien particulière.
" Bien sympathique" comme il dit ...
Ce à quoi le sourire de l'italienne ne peut qu'illuminer son visage. Juste un court instant puisque l'homme gêné semble soit lassé, soit complètement perturbé de la situation. Lui qui jusque là avait montré une telle assurance, avec classe et politesse, un parfait gentleman, lorsqu'il était pastillé comme serveur se retrouve penaud, décontenancé, mal à l'aise en tant que patron de cet établissement qu'elle aime déjà ... en n'ayant gouté qu'un jus de fruits !
Le genre de choses qui peuvent tout faire basculer dans un sens ou dans l'autre.
Et d'ailleurs il annonce préférer s'éclipser, évoquant qu'elle a suffisamment été ... blessée ?
Cette fois elle ne peut plus retenir ses lèvres de bouger et rectifier de suite la méprise de l'homme.

- Isaac ! Si je puis permettre, puisque vous vouliez du naturel, ce qui entre parenthèses me sied à merveille et à un point que vous n'imaginez même pas ...

Comme le ton a dû monter pour le retenir par peur qu'il ne s'échappe, elle prend le temps de calmer quelques secondes sa voix à qui elle redonne la douceur naturelle, agrémentée d'un sourire en plus de maintenir sa main dans la paume de la sienne.

- Non. Je ... Vous ... Oulala. On efface tout et on recommence ?!...

Il a repoussé son cocktail vers le barman qui essaye de se faire tout petit en essuyant ses flutes de Champagne.

- La pseudo déception de la soirée n'en est pas une, cet homme me rappellera pour sa compta, et cela n'est pas très important. C'est du paraître, de la bonne figure professionnelle face à un client quel qu'il soit. Vous connaissez cela. Peu importe donc. Par contre ...

Elle hésite une seconde, tourne la tête vers le barman, qui capte le regard et retourne devant eux deux coupes fraîches et embuées sorties d'un réfrigérateur alors qu'elle ressert ses doigts autour de la main masculine. Les prunelles claires cherchent à fixer les masculines pour un échange franc, autant sérieux que tendre.

- ... par contre, interdiction de me laisser en plan, je crois que vous n'avez plus le choix Monsieur Anderson. Je pourrais vous demander d'assister de visu à la préparation de mon plat, et je vous assure qu'amoureuse de la cuisine comme je le suis ce serait un honneur, mais ce sera pour la prochaine fois vu l'heure tardive, je ne voudrais pas abuser plus encore. Mais vous n'avez plus le choix que de partager mon tardif dîner, espérant que vous ne l'ayez pris, et ma seule et vraie déception de la soirée serait celle-ci. Je vous invite à dîner Chef ...

Pas banal d'inviter à dîner un Chef, dans son propre restaurant se dit-elle à peine les mots franchissant sa bouche souriante, espérant toutefois ni le choquer, ni le brusquer, mais juste le retenir quelques instants encore...
OUI !! D'ordinaire elle aurait surement fait demander à ce que l'on appelle un taxi, voir serait repartie à pieds.
OUI !! Sa soirée prenait des tournures imprévues et loin d'être désagréable.
OUI !! Pour sure qu'elle était bien plus vindicative dans de pareil cas la majorité du temps ...
OUI !! Mais pas ce soir.
Pas là.
Pas avec lui.
Pourquoi ? ...

" Prends bien garde à toi lorsque tu interroges Charlotte. Garde toujours en tête que parfois il vaut mieux ne pas savoir ... Lorsque l'on pose une question, il faut être prêt à entendre toutes les réponses, quelle qu'elles soient ..."
Tout est dit ...
Ou presque ...
Puisque ce ne sont que des prémices tellement prometteuses et pleines de surprises ... si tant est qu'elle parvienne à le retenir et assumer, ou plutôt comprendre,  pourquoi elle désire tant, le retenir ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Dim 21 Juin - 21:36

En un temps record, les choses semblent se décanter. Le visage de la jolie Italienne s'illumine d'un sourire ravageur alors que le Chef ne sait vraiment plus sur quel pied danser. Lui qui était déjà à deux doigts de s'enfermer dans sa cuisine pour cacher sa honte, le voilà planté comme un sapin de Noël devant le bar. La fine main de la jeune femme dans son étreinte, il ne bouge guère. Le sourire de Charly le surprend au plus haut point. Il ne comprends pas tout et pour tout vous dire, il n'y comprends plus grand chose. C'est vrai, il était tellement désolé de passer pour un sombre connard. Un de ces Don Juan de bas étage qui n'a rien d'autre à faire qu'inventer de nouveaux mensonges afin de se jouer des femmes. Ce n'était tellement pas lui et Charly ne semble plus le croire capable de cela. Cependant l'afro-américain a du mal à se réjouir tout de suite de ce changement de comportement. Son regard d'ébène se fait toujours inquiet alors qu'il se dépose calmement dans les yeux brillants de la demoiselle. Finalement alors qu'il ne sait pas tout à fait que faire ou même que dire, son interlocutrice lui propose de tout effacer afin de tout reprendre depuis le début. Désire-t-elle donc oublier ce quiproquo stupide et continuer cette conversation ? C'est bien ce qui semble être le cas. Quelques secondes s'envolent et le propriétaire des lieux se décide enfin ! Il est certes inquiet de ce qu'elle peut penser de sa personne mais tout de même, il ne faut pas rester coincer là de la sorte. Ça n'arrangerait rien de ne plus sortir aucun mot tout en regrettant de ne pas s'être présenté plus tôt.

" On recommence. " Confie-t-il avant de s'installer à peine sur le rebord du tabouret.

Cette position étrange est un peu une sorte d'attente, de demi-mesure. Un peu comme s'il était prêt à quitter ce bar à tout moment. Il n'en exprime ni le souhait ni l'envie mais il n'est plus aussi serein qu'en début de conversation. On ne sait jamais si Charlotte revenait sur sa décision de tout effacer, il n'est pas du genre à forcer la main ni même à se faire entêtant. Il préfère rester à sa place, il se montre attentif. Au maximum de son écoute, tous ses sens étant dirigés vers la jeune femme qui lui explique n'être guère trop déçue de cette soirée. Isaac acquiesce en hochant légèrement la tête de manière positive. Il comprends petit à petit qu'elle souhaite, apparemment, reprendre les choses où elles en étaient. Cela est assez rassurant et bien qu'il s'en veuille encore un peu, le propriétaire des lieux tente de reprendre un peu de sa prestance naturelle. Cette dernière ayant été un peu mise à mal lors des quelques dernières minutes. Alors qu'il ne s'y attendait vraiment pas, les doigts de la jeune femme se resserrent sur sa peau. Le tout ayant comme conséquence directe de capturer son attention. Le regard vif du boxeur se conforte dans les yeux cristallins de l'Italienne. On dirait qu'elle désire avoir son attention pleine et entière. Si seulement elle savait que c'est le cas depuis le début de leur discussion. En tout cas, elle parvient à se faire parfaitement comprendre. Le Chef ne quitte plus son interlocutrice des yeux.

Pour ce qu'elle lui propose, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il faut du cran. Un léger sourire parcoure les lèvres d'Isaac. La réponse est positive, elle peut s'en rendre compte bien avant qu'il ne lui réponde. Il est plutôt étonné qu'elle prenne autant les devants mais après tout, il ne se pose pas plus de questions que cela. C'est vrai qu'il n'est pas du genre à s'installer à table avec le premier client qui passe, ça ferait carrément mal vu qui plus est. Mais il faut dire qu'il est tard maintenant, que les clients sont rares et sur la fin de leur repas. Que dans une heure la soirée sera terminée, il peut très bien partager un plat avec Charly. Cette femme est intelligente et agréable, il n'y a pas de mal. Ce n'est pas une folle prête à faire des plans sur la comète, bien au contraire, elle semble parfaitement équilibrée. Autant se laisser tenter par un peu de légèreté, cela peut-être tellement épuisant de toujours tout calculer. Certes, il faut ce qu'il faut et lorsque l'on est patron et un homme plus ou moins connu dans le coin, il faut réfléchir à ce que l'on fait. Mais quand même, ce soir, on peut faire une petite pause. Il n'est pas question de faire des choses pleines de conséquences, juste de partager un repas en face d'une jolie femme. Jolie, que dis-je, divine et elle doit le savoir.

" Je crois que c'est la première fois que l'on m'invite à diner, qui plus est dans mon restaurant. " S'amuse-t-il dans une légère plaisanterie avant de reprendre la parole de façon beaucoup plus sérieuse : " C'est avec plaisir Charly, je partagerai votre table. Seulement, c'est moi qui vous invite et j'y tiens. Ne serait-ce que pour me faire pardonner. "

Son regard quitte à peine le regard de la jeune femme. C'est une histoire de quelques secondes, il s'apprête à demander au barman de passer sa commande en cuisine. Comme le curieux n'a rien perdu de la conversation, il est déjà prêt à faire un aller-retour. L'image saute aux yeux de l'afro-américain, il en rigolerait presque mais il garde son sérieux.

" Tu peux me commander la même chose que Mademoiselle et pour la même table... du coup. " Explique-t-il à son employé.

" Pas de problème ! "

Voilà qu'il quitte bien rapidement son bar, on dirait qu'il n'attendait que ça. Isaac ne peut cacher un sourire avant d'attraper son verre. Ce même qu'il venait de repousser un peu plus tôt. Il délaisse alors la main de la jeune femme, le tout dans un discret regard en coin. Trempant les lèvres dans le cocktail, il dépose de nouveau ce dernier sur le comptoir. S'installant beaucoup mieux sur son tabouret. Il se prépare à reprendre la conversation, il a certes perdu un peu de sa force mais il tente de faire bonne figure.

" Donc vous vivez à Brookfield ? Moi aussi mais depuis toujours. " Ajoute-t-il sobrement avant de reprendre d'une manière plus sincère : " Je déteste aussi les mensonges et j'aime la cuisine Italienne, ça nous fais trois points communs. "

Au même moment, voilà le barman qui revient. Ce dernier ayant l'habitude de s'adresser à son patron de manière plutôt cool, il en oublie la présence d'une cliente et coupe la conversation.

" C'est bon dans 5 minutes. " Lance-t-il en attrapant une nouvelle flûte à champagne.

Isaac le remercie, un brin embêté avant de terminer son verre, déposant ses yeux dans ceux de Charly. Dire qu'il osait faire l'éventail de leurs points communs avant cette coupure.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Dim 21 Juin - 23:16



Durant un bref instant, après s'être confondu en excuse de ce quiproquo qu'il avait intentionnellement laissé s'installer, le propriétaire de l'Endroit, prêt à s'éclipser pour ne plus l'importuner ( quelle idée ! ) reste entre deux eaux, hésitant. Mais visiblement Charly parvint à trouver les mots pour gommer ce léger malentendu et reprendre leur conversation ou elle en était. A savoir faire plus ample connaissance. Le visage de l'homme se fait moins inquiet, de ce qu'elle peut lire dans le ténébreux regard qui ne la quitte plus. Une chose est sure, étant donné sa réaction, et son malaise, il s'en veut suffisamment pour ne pas avoir besoin d'en rajouter une couche. Et cela prouve bien qu'il n'avait pas volontairement l'intention de jouer avec elle, ce qui suffisait à l'Italienne pour ne pas lui en tenir rigueur. Elle avait tellement était gênée de ce départ de soirée tournant au vinaigre, qu'elle avait fermement décidée d'exulter cela en terminant agréablement cette sortie, qui le serait d'autant plus s'il l'accompagnait pour ce cocktail de fruits partagés.
Et le repas. Puisqu'une fois la surprise de cette demande passée, il confirme accepter, et les traits du visage masculin se détendent pour lui redonner cet air plus confiant et tout aussi charmant. Il lui décoche même un léger sourire, en avouant que c'est à priori la première fois qu'on l'invite à dîner ... et chez lui.

- Ne voyez rien de déplacé dans cette invitation, c'est la première chose qui m'est venue en tête pour mettre fin à ce stupide malaise ... et comme d'habitude, je suis assez directe et naturelle dans ces cas là, donc je me suis permise ... Vous n'avez rien à vous faire pardonner, je comprends votre volonté de départ de juste discuter avec une cliente et la dépatouiller de sa solitude à sa table. Et comme vous pouvez déjà le voir, cela ne me fera pas changer d'attitude envers vous, ce n'est pas mon genre. Ravie et honorée pour le coup de dîner avec Le Chef.


La jeune Sicilienne dont on avait trafiqué le patronyme ne pouvait malheureusement pas justifier à quel point elle comprenait que l'on puisse préférer ne pas être "étiqueté".  Une seule personne connaissait en partie son secret, mais même pas sa réelle identité : son meilleur ami, Max. Cela lui avait couté suffisamment cher tout au long de sa vie pour ne pas se risquer à mettre en péril ce secret.
Enchantée que l'ambiance se détende à nouveau, elle remarqua les trépignements du serveur qui derrière son bar était mi curieux, mi gêné de ne pouvoir faire autrement que de suivre leurs échanges. Il s'envola donc vers les cuisines lorsque son patron lui demander de commander le même plat qu'elle, et de les installer ensemble donc. Sourire devant l'attitude du jeune barmen.
C'est là qu'Isaac sépare leurs mains restées l'une dans l'autre tout ce temps pour saisir le verre de cristal et gouter le nectar au préalablement repoussé. Rosissement de ses joues de se dire qu'elle n'a même pas retiré ses doigts de la paume de son hôte. Lui également à tarder, d'un autre côté ...
Et il va être encore plus surprenant, en énumérant leurs trois points communs : Brookfield, ou il a toujours vécu, la cuisine Italiennes et le fait de détester les mensonges. Le barman lui sauve la mise en revenant et annonçant qu'ils seraient servis dans cinq minutes. Parce qu'elle reste sans voix quelques secondes. Temps de voir un "vrai" serveur cette fois s'afférer à dresser le couvert d'une table en retrait de la poignée de derniers clients en fin de repas. Elle profite donc de l'opportunité, et se laisse glisser de son tabouret en proposant

- Je crois que notre table est prête en effet, et nous attend ?...

Message plus qu'une question, du souhait de s'éloigner un peu avant de répondre. Ce qu'elle fait après quelques pas.

- Pour les ... points communs comme vous dîtes, ... nous sommes donc voisins, voilà qui va m'aider à clouer le bec à Max, ... qui ne dit, ni ne pense pas que du bien de ce district.

Elle avait rajouté les derniers mots en  s'inclinant vers l'oreille d'Isaac, comme une honteuse confession.

- Et je suis sure que ce ne seront pas les seuls .. points communs. Le sport me semble, même si j'en pratique un ou l'on ne s'attend pas forcément à me voir, sur un ring... La cuisine, je ne suis qu'une amatrice mais passionnée, et je suis prête à relever le défi sur une sauce tomates ou même certains plats Chef. ( elle lui offre son plus beau sourire mais un air malicieux de défi dans les yeux toutefois ) J'apprécierais que vous me racontiez comment cela se passe pour être étoilé, cela a du être un sacré moment à vivre, vous pouvez être fier. Mais avant tout, vous parliez de blessure ? Rien de grave j'espère ? Vous semblez ... bien vous porter, si je puis le dire ainsi

Ils approchaient de la table dressée avec soin, ou même un vin avait été servi pour accompagner les cannellonis aux langoustines qui allaient être servi. Et elle s'en réjouissait d'avance.

- Même les tables, les matériaux, le décor, je ne sais pas si ce sont vos choix, ou ceux des lieux auparavant, mais j'aime beaucoup, c'est ... classe, coordonné, ne reste plus qu'à savourer votre cuisine ... risqué et osé le choix, vous ne craignez pas que je sois impitoyable sur la critique ?

Humour évident vu le ton et l'œil moqueur de la brune qui sourit à son charmant sauveur de soirée ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Jeu 25 Juin - 12:22

" Je suis également ravi de dîner avec vous. Surtout que je pensais que ma gaffe m'avait définitivement reléguée dans la catégorie des salopards. " Ajoute-t-il en gardant son sourire.

L'afro-américain vient toute fois de confier ses pensées et notamment sa peur d'être prit pour ce qu'il n'est assurément pas. Depuis toujours, il déteste que les gens aient de mauvaises pensées à son égard. Vaste programme car on ne peut pas plaire à tout le monde et qu'il est dans la nature humaine de critiquer les personnes qui nous entourent. Même si Isaac a conscience de tout cela, il n'apprécie pas être pris pour l'homme qu'il n'est pas. Lui qui a grandit au contact d'un homme qu'il aimait certes beaucoup mais dont le comportement le répugnait. Entre Isaac et son père, c'était souvent tendu et l'incompréhension régnait en maître. Le fils ne comprenait pas pourquoi son père se comportait de la sorte avec sa mère. Il assistait bien souvent aux crises d'angoisse et de larmes de sa maman, se rendant compte que l'égoïsme de son papa avait de bien lourdes conséquences. Plus les années passaient plus le regard de la maman changeait, le mépris prenait la place de l'amour et l'image du père se dégradait en même temps. Le destin de son père était très connu dans la rue et Isaac ne souhaitait vraiment pas le reproduire et cela en aucun cas. Ni concernant son attrait pour les gangs et la criminalité ni celui pour les femmes et les conquêtes. Proche de sa maman, Isaac était un garçon respectueux qui détestait qu'on le prenne pour un autre. Il avait beau aujourd'hui se raisonner en disant que peu importe ce que pensent les gens, il était tout de même quelqu'un de bien. Cela ne suffisait pas, s'il devait se battre et discuter pendant des heures pour faire valoir son point de vue et bien il était partit dans de longues discussions. Pour lui le jeu en valait la chandelle car peu importe le petit nombre de convaincus qu'il faisait, c'était déjà ça de prit. C'était des regards sans mépris en plus et ça, ça valait de l'or.

Ainsi lorsqu'il voit le regard de Charly s'adoucir, son rythme cardiaque s’apaise. Bien malgré lui, il est un homme qui prend les choses à coeur. Cela ne fait pas de lui un coeur d’artichaut, non loin de là même car il est même compliqué pour lui de voir naître des sentiments. Ceci est encore un autre débat mais lorsque l'on est tant entier, on rechigne à s'ouvrir réellement aux autres et il est donc beaucoup plus compliqué de s'attacher à son prochain. Surtout d'une manière amoureuse alors là, c'est encore plus complexe. Isaac a beau être un homme avenant et gentil, il a bien du mal à tomber sous le charme de quelqu'un au point de s'aventurer avec cette personne. Bien trop raisonnable et méticuleux, il passe peut-être à coté de belles histoires mais que voulez-vous on ne se refait pas. Peut-être peut-il également évoluer sur ce point là mais Rome ne s'est pas construit en un jour, il faut parfois donner du temps au temps, surtout lorsqu'il s'agit de devenir meilleur. Alors qu'il s'apprête à de nouveau s'expliquer comme s'il ne l'avait pas encore suffisamment fait, un serveur met le couvert sur une des meilleures tables de l'Endroit. Charly remarque instantanément que le repas est quasiment prêt et surtout que leur table les attends. Elle ne tarde pas à le faire remarquer, ce à quoi Isaac répond d'un hochement positif de la tête en quittant son tabouret. Accompagné de Charly, il s'approche tranquillement de la table fraîchement préparée, proposant son bras à la jeune femme. Il y avait encore quelques minutes, elle avait mal aux pieds n'est ce pas ? Les confessions de Charly étonne le Chef étoilé qui, amusé, l'écoute sans broncher.

Alors comme ça, elle fait de la boxe. Voilà qui est assez surprenant comme quatrième point commun. Isaac ne dévoile pas tout de suite qu'il s'agit également de sa passion qu'il pratique depuis qu'il est petit garçon. Il jète un oeil à son équipe. Les serveurs terminent le service tout en rangeant discrètement ce qui peut l'être. Des regards curieux glissent vers le patron et son invitée, il faut dire que c'est plutôt rare comme spectacle et cela n'échappe à personne. Le barman rigole tout en gardant une mine sérieuse, ses yeux frétillent alors derrière les flûtes à champagne. Isaac garde son calme, accompagnant Charly jusqu'à la table. Cette dernière a de la discussion à revendre et il faut dire que c'est un point fort. On ne risque pas de supporter des blancs ou encore de s'ennuyer. C'est tellement plus sympathique d'en apprendre des personnes que l'on rencontre.

" Si vous aimez la compétition, on relèvera peut-être un défi cuisine dans ce cas. " Rétorque-t-il en pensant qu'il ne peut décemment pas l'inviter sur un ring pour un défi boxe.

Amusé de sa pensée, il pose son regard sur la table. En effet même si Charly est très douée, il a plus de vingt ans de boxe derrière lui et il a quand même une force physique supérieure à cette charmante demoiselle aux yeux de braise. Non finalement faire une sauce tomate c'est beaucoup plus tranquille pour un défi. Il y a moins de risques.

" Ah oui la déco, ce sont mes idées à la base mais mis en scène et un peu arrangées par une boîte de décoration. " Explique-t-il en poussant la chaise de Charly pour qu'elle s'installe.

" Au contraire, j'ai hâte d'avoir votre avis avisé sur mes cannellonis. " Glisse-t-il sans quitter la belle des yeux mais en rejoignant tout de même sa chaise matelassée à l'opposé de la table.  

Finalement Isaac s'installe à table et prends la bouteille de vin dans les mains. Si le sommelier ne vient pas c'est qu'il s'agit du patron à table et que ce dernier désire être un minimum tranquille.

" Je suis pas très alcool à table mais j'ai pensé que vous apprécierez peut-être, c'est un de nos meilleurs. " Explique-t-il tout en ouvrant la bouteille pour que Charly puisse se faire une idée.

" Alors comme ça vous êtes à l'aise sur un ring ? Dites moi en plus. " Questionne-t-il en même temps.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Ven 26 Juin - 1:00



Le regard de l'autre ...
Ce que les gens voient, entendent ou pas, mais dans tous les cas, interprètent ...
La Nature Humaine qui veut cela parait-il. Cela rend il tout jugement condamnable ? Parce qu'il faut bien avouer qu'à toute situation particulière donnée, jugement des initiés il y aura. Même inconsciemment, et sans méchanceté aucune. Et là, lorsque le propriétaire de l'Endroit fait bouger la chaise de la table dressée pour lui et son invitée improvisée, chaque œil présent dans la salle de restaurant pour achever le service d'un Samedi soir ... pas tout à fait comme les autres ... se tournent vers le "couple" qui s'installe. Il a forcément remarqué mais son attitude est redevenue parfaitement confiante, donc sereine et calme. Attentif aux détails. A l'écoute. Parfaite compagnie, intéressante rencontre, et des remarques, comme celle des points communs qui suscitent plus encore son intérêt d'apprendre à le connaître mieux. Le cap de la politesse rendue face à son sauvetage de soirée était largement dépassé. Et rien à voir avec son grade. Il aurait tout aussi bien être un serveur remplaçant ou quoi que ce soit, c'est l'homme qui l'interpellait là. Pas son apparence au demeurant délicieusement agréable, mais juste lui. Dedans. Ce qu'il y avait derrière ce regard qui s'attelait tellement à se mettre des barrières et des distances.
Presque trop poli et cordial pour être réel.
Presque trop inattendu, mal engagé, compromis ... pas habituel.
Presque trop ... sympathique et naturel ? Avec juste ce qu'il faut de confusion non calculée pour la rendre juste ... vraie, cette rencontre. Donc Oui, Charly a envie de prolonger ce moment dans cet Endroit qu'elle découvre en même temps que son Chef. Le galant homme n'aura pas manqué de lui offrir son bras en appui pour parcourir les quelques mètres les séparant du coin repas discrètement isolé ou ils avaient été installés, et en acceptant le challenge

- Défi "sauce tomate" relevé ? Très bien je note. Choisissez votre jour de la semaine prochaine, vos ustensiles, et j'ai un piano chez moi qui est curieux de voir cela. A moins que vous ne préfériez vous battre à domicile ?

Attablée, elle le suivait du regard pour capter le sien alors qu'il s'installait face à elle, confirmant qu'il y avait de sa plume en plus de celle d'un professionnel pour la décoration de la salle.

- J'aime la compétition parce qu'elle permet de se surpasser, ne serait ce que pour se dévoiler à soi même, si l'on joue le jeu ... en plus de pouvoir généralement passer de très bons moments de détente dans ce genre de défi, et dans notre cas de pouvoir apprécier nos chefs d'œuvre sur des pâtes fraîches maisons. Idéal non ? J'ai une magnifique vue de ma terrasse sur les toits de tout Brookfield qui vous aidera à digérer votre défaite Che...f

Toujours un brin "titilleuse", le but étant surtout qu'il comprenne que se mesurer à lui n'était pas pour se prouver ou non quoi que ce soit mais simplement parce que cette passion commune donnait l'occasion d'apprendre un tas d'astuces culinaires de la part de l'homme de métier étoilé. Et donc une formidable occasion de se revoir dans d'autres circonstances.
C'est une sorte de jeu qui était lancé, Isaac lui même se targuant d'avoir hâte qu'elle donne son avis sur le plat qu'elle allait déguster, défiait et ouvrait ce mini championnat.
Juste un jeu. Un simple jeu autour d'un point commun ...
Accompagné d'un verre de ce qu'il présente comme étant leur meilleur cru.

- Merci beaucoup, je suis gâtée et ... ( elle saisit le verre ballon entre ses doigts puis fais tourner le liquide d'un violet presque noir tout en humant les vapeurs s'en dégageant) Hmmm ... il sent divinement bon, je risque de me laisser tenter, pour accompagner le repas ... je rajouterais quelques kilomètres de jogging de demain !

En parlant de jogging, vu l'heure, il était clair qu'elle n'allait peut être pas se lever aussi tôt que prévu pour profiter de l'aube et de son silence apaisant d'une ville qui s'éveille juste pour courir. En plein week end, le parc ou elle avait l'habitude d'aller était juste impraticable, et les abords du lac pareillement. Cela lui donnerait l'occasion d'explorer un peu le coin justement, parce que depuis son arrivée, à part travail et travaux, elle n'avait pas eu bien l'occasion de se familiariser avec cette ville.

- Je ne suis plus aussi à l'aise sur un ring puisque ne m'entraîne que deux ou trois fois par mois et presque pas depuis mon emménagement j'avoue ... il faudrait que je songe à trouver une salle d'ailleurs pour vite reprendre. Mais en dilettante toutefois. Mon père m'a très jeune enseigné quelques arts martiaux, leurs bases, Aïkido, Ju-jistu, la boxe française ... il pratiquait le MMA. Cela m'a appris à me défendre malgré ma stature, et apprendre de chacun de ses arts. Vous avez grandi ici, vous n'auriez pas un conseil à me donner pour une salle ? Comme pour certains endroits ou courir d'ailleurs ... je n'ai guère eu le temps encore !  


Estimant que le vin s'est suffisamment réchauffé dans la paume de sa main, L'Italienne le porte à ses lèvres pour gouter le sang des vignes comme disait sa mère.

- Exquis ...

Un serveur s'approche justement avec deux assiettes qu'il annonce TRES chaude et qu'il pose devant eux, avant d'en retirer des cloches et là ...

- C'est comme un voyage la cuisine ... des odeurs, des couleurs et des goûts ... Bon Appétit Isaac, et encore merci. Dîtes moi alors, vous avez toujours travaillé comme cuisinier ? Une passion de toujours ? C'est votre épouse et votre famille qui doivent se ravir d'avoir un Chef de renom tout à eux ? ...

Elle goute enfin une bouchée des cannellonis et ... miracle, cela va permettre qu'elle se taise un peu et mange !
Ou presque !
Peu bavarde à l'ordinaire, réservée à paraître coincée, ou froide, ce n'était apparemment pas le cas ce soir face à ce charmant hôte à qui elle ne put s'empêcher de demander aussi, en retenant le "Mamamiaa que buena" en se délectant de son plat ...

- Vous êtes déjà allé  en l'Italie ?

Enfin sa bouche ne va se concentrer qu'à savourer l'un des plats typiques de son pays, préparé par un cuisinier partageant son district qui doit en ce moment lire dans les paillettes de ses yeux ravis que la brune est tout simplement en train de se régaler ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 6 Juil - 13:08

" Je vois aucun problème pour jouer à l'extérieur. J'accepte l’invitation et le défi pour la semaine prochaine. " Confie-t-il agréablement surpris de la tournure des choses.

Pour une fois, Isaac se laisse porter par les propositions et le discours de la jeune femme. Il faut dire qu'en temps normal, il évite de trop se laisse emporter. Notamment car il est très facile d'avoir des mauvaises surprise et surtout car il préfère contrôler ce qui se passe dans sa vie. Malgré tout, il se dit que passer un bon moment à cuisiner avec une femme intéressante, ça ne peut pas devenir tout d'un coup mauvais. C'est même tout le contraire, il va pouvoir partager un peu de sa passion avec quelqu'un le tout sans la dureté que lui impose son poste. L'afro-américain a donc accepté et compte bien faire en sorte que cette invitation se réalise. Son regard se plonge dans les yeux de la belle et silencieux, il l'écoute attentivement. Elle est plutôt taquine, persuadée qu'elle va gagner ou tout simplement peut-être souhaite-t-elle embêter un peu l'homme qui l'accompagne. Il faut dire que vu le précédent quiproquo, le Chef ne peut pas trop s'en plaindre. Il est déjà rassuré qu'elle ne tienne pas compte de ce fichu faux pas en début de soirée. Plus le temps passe et plus l'afro-américain se surprend à penser que c'est finalement agréable de partager un repas avec une femme sans se poser mille et une question. Il est vrai qu'en temps normal, il passe son temps à se demander comment il doit se comporter pour que les choses aillent dans un sens ou bien dans un autre. Cette fois-ci, la discussion de Charly l’emmène tout à fait ailleurs. Il l'écoute et lui réponds, curieux de son histoire et de ses petites mimiques.

Les minutes filent et le vin semble parfaitement convenir à Charly et c'est déjà un bon point pour reprendre cette soirée. Afin d'être poli, Isaac le goute à son tour mais c'est une chose sûre, il se contentera d'un unique verre. Déjà car il n'aime pas trop ça et ensuite car il se doit d'accompagner un minimum la demoiselle qui se trouve maintenant face à lui. Gardant son sourire, il porte silencieusement son verre à ses lèvres alors que la belle Italienne lui explique son goût pour les sports de combat. Quelque peu surpris tout d'abord, il écoute patiemment la jeune femme. À vrai dire après une courte réflexion, Isaac se dit que cela n'est plus tellement étonnant. Charly est une femme forte et indépendante, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle apprécie savoir se défendre par elle-même. Cela confère une certaine stature à une femme et il faut dire qu'après avoir prit le temps nécessaire, on se rend compte que Charlotte dispose de cette certaine stature. Les yeux d'ébène de l'afro-américain flirtent maintenant avec le verre que tient la jeune femme. Il s'accorde quelques instants, il réfléchit à peine. Ses pupilles brillantes s'éveillent alors de nouveau, se glissant dans le regard de biche de la brune aux longs cheveux. Elle lui demande s'il connait une salle et on peut dire qu'elle interroge la bonne personne.

En effet, Isaac fait de la boxe depuis tout petit. Il a un peu tout essayé, en passant de la Française à l'Anglaise et il a aujourd'hui une préférence pour la Thaïlandaise, plus complète à ses yeux. Plus complète mais plus violente également peut-être un moyen d'expression pour l'homme pacifique et calme qu'il est devenu. Bien-sûr, il n'a pas été toujours aussi serein, Isaac était bien plus fougueux il y a dix ans de ça. Vu l'univers dans lequel baignait sa famille, la boxe était devenue sa Rue à lui. Il ne traînait pas dans les quartiers, ne squattait pas les halls d'immeuble et bien qu'il ait grandit avec l'éducation gangsta de son père. Isaac est resté droit, toujours dans la légalité. Préférant rester dans la cuisine avec sa mère lorsque son père préparait des braquages et autres coups dans le salon avec ses hommes de confiance. C'est dans cette contradiction qu'il a grandit. Il a puisé du côté viril et masculin de son père, ancien chef de gang. Il a également appris de la sagesse et de la patience de sa mère, une femme incroyable. Malgré tout, Isaac n'a jamais manqué de rien et on peut dire aujourd'hui qu'il a plutôt réussi. Bien-sûr c'est parfois complexe, être le fils d'Abraham Anderson peut-être très compliqué. Quoiqu'on fasse aux yeux du monde, on est pas un type normal. Même si on l'est et bien pour eux, ce n'est pas le cas.

" Si je connais un peu toutes les salles de Brookfield et Barrington. Il y en a une très sérieuse où on est bien reçu, je vous donnerai les coordonnés. Vous pouvez y aller sans problème, les coachs sont très bons. " Ajoute-t-il en faisant référence aux personnes qui l'ont vu grandir.

Dans cette salle Isaac faisait un peu partie des meubles depuis le temps. Il avait vu les années passer sur ces différents rings, il avait eu des tas de coachs. Aujourd'hui il s'entrainait parfois seul parfois avec un ami de longue date. Il connaissait peut-être mieux les lieux que le patron, ancien frère d'armes de son défunt père. En parlant de famille, Charly met les pieds dans le plat lorsqu'elle lui demande si les siens profitent de ses talents culinaires. Isaac cherche ses mots quelques instants mais il est sauvé par l'arrivée des plats. Les cloches s'envolent et le regard méticuleux du Chef scrute son plat. Sa brigade a du s'appliquer car il ne trouve rien à redire, lui qui a toujours quelque chose à dire. Non, visuellement c'est parfait. Espérons que ce soit également le cas une fois en bouche. Ainsi, comme c'est chaud, autant en profiter tout de suite. Ses yeux se portent vers Charly et il lui glisse quelques mots avant de goûter à un de ses plats favoris.

" Bon appétit Charlotte. " Rétorque-t-il sobrement alors qu'ils goûtent en coeur au plat parfaitement chaud.

La pâte est fondante, la farce est aérée et bien assaisonnée, la sauce est épaisse et parfumée. Non, c'est plutôt bien réussi. Le Chef est content et alors que sa fourchette rencontre de nouveau son assiette, il se concentre sur son interlocutrice. Curieux d'avoir son avis, les yeux de la belle brillent de mille feux et ainsi il se dit, que peut-être, ce plat est à son goût.  

" Je cuisine depuis toujours. D'abord j'ai commencé avec ma mère puis elle nous a quitté. J'ai ensuite grandi avec mon père et il avait jamais le temps de préparer à manger. J'ai toujours eu de l'imagination alors j'inventais des plats et j'essayais des trucs, j'avais rien d'autre à faire le soir quand l'école était terminé. " Explique-t-il avant de reprendre de manière plus douce : " Pour être totalement franc, mon père est également décédé il y a de ça quelques années maintenant. Je suis pas marié non plus donc pour l'instant, mes clients profitent de mes plats. "

Une pointe d'humour en fin de phrase, l'afro-américain sourit afin de montrer à la jeune femme se trouvant face à lui, que malgré ce difficile sujet, cela ne lui pose de problème d'en parler. Il ne faudrait pas qu'elle se sente mal maintenant. Il goute de nouveau à son plat, fermant les yeux quelques secondes comme pour chercher une erreur quelque part. Il ne trouve rien et en est encore plus content.

" J'ai jamais été en Italie, qui sait peut-être un jour. J'ai pas tellement voyagé. J'ai fais le Mexique et la Thaïlande. " Explique-t-il en se remémorant dans un court film ses deux derniers voyages.

Le Mexique c'était compliqué... Un mauvais souvenir. La Thaïlande, c'était pour la boxe et ce fut particulièrement enrichissant.

" Vous connaissez bien l'Italie ? " Demande-t-il comme s'il était certain qu'elle y avait déjà mit les pieds. Allez savoir pourquoi.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 6 Juil - 19:10



Tout simplement délicieux.
Ce plat de cannellonis aux écrevisses servis sous cloche, dévoilant mille saveurs au fin palet de la gourmande. Tout comme l'Endroit ... et son charmant propriétaire et hôte. Qui semble vérifier que son cuisinier a mis les petits plats dans les grands pour satisfaire son Chef. Et c'est le cas, puisque celui-ci a l'air d'apprécier la qualité des mets servis et accompagné d'un verre de de bon vin qu'ils partagent également.
Face à elle, Isaac parait de plus en plus détendu et a retrouvé cette assurance des premiers instants, en plus d'être davantage loquace, participant à une conversation fort agréable qui leur permet de se découvrir un peu. L'Italienne apprécie de plus en plus cet instant partagé, ne cherchant plus du tout à contenir son naturel expressif, mais simplement être elle-même, sans arrière pensée, sans faux semblant. Charlotte ... comme il la nomme, ce qui ne lui était plus arrivé depuis tellement d'années ... est ma foi enchantée de la tournure de cette fin de soirée. Elle se laisse porter dans cette découverte inattendue, tombant certaines barrières pourtant d'habitude solidement ancrée.
Aux oubliettes la méfiante comptable un brin pragmatique !
Cet homme est surprenant tant il parvint à lui faire franchir quelques barrières, comme parler d'elle ... et même l'inviter dans son modeste loft dont une partie des travaux n'est même pas achevée ! Ses yeux happés par le regard d'ébène qui ne la quitte presque pas, elle se délecte de chacune des bouchées de cette spécialité de son pays, autant que des paroles de son séduisant accompagnateur ... qui accepte de relever le défi cuisine, chez elle donc.
La jeune femme ne peut empêcher un léger rosissement de ses joues lorsqu'il lui confirme, l'imaginant derrière son piano récemment acheté, dans son petit univers bien à elle. " Ce n'est qu'un petit jeu de pari entre deux passionnés de cuisine, pas de quoi fouetter un chat " se dit-elle, surprise de sa réaction de midinette pré-pubère un court instant.
Après tout, c'est elle qui le lance sur son terrain ... et elle entend déjà les remarques que ne manquera pas de faire Max " Tu l'as invité ? Chez toi ? Après quelques heures, même pas ? Il doit sacrément te plaire dis donc !!! "

Là n'est pas la question. Elle profite simplement de cet échange, et des confessions un peu plus personnelles du Chef étoilé. Qui d'ailleurs la conseille sur de bons coach dans une des salle de sport de la ville qu'il semble connaître, et même fréquenter de ses dires. Un Bingo sur ce point commun de boxe, thaïlandaise pour lui visiblement, puisqu'il lui apprendra s'être rendu dans ce pays en plus du Mexique, inconnu la concernant.

- L'un de mes rêves ! ( s'extasie t-elle lorsqu'il évoque ce pays ou chaque champion de MMA a ses habitudes ) Je me suis promis de m'y rendre un jour afin d'assister à l'un de ces mythiques combats de Muay Thaï, au Lumpinee Boxing Stadium et voir le lieu ou Dida s'est fait sa renommée. Impossible de mourir avant d'avoir vu cela de mes yeux ! Je devais y aller avec mon père ...

Charly s'autorise une courte pause dans sa réponse, savourant une autre bouchée de ce délicieux met qui régale ses papilles et fait briller ses yeux plus encore. Malgré un soupçon de voile qui ne fera que passer, à l'évocation de son Padre. L'étoilé a également perdu ses deux parents, et raconte même les moments partagés avec sa maman, derrière les fourneaux ou elle lui a transmis son amour de la cuisine. Se retrouvant seul avec son paternel visiblement très occupé, il avait ensuite perdurer ces habitudes culinaires, inventant et revisitant les plats à sa façon. La brune replonge ses pupilles dans celles ténébreuses et captivantes face à elle avant de poursuivre

- Autre point commun Isaac ... J'ai également perdu mon père très tôt, et ma mère dernièrement, mais elle ne s'était jamais remise de son veuvage. C'est aussi elle qui m'a transmis cette passion pour l'art culinaire que j'aime à revisiter à ma sauce, selon l'humeur, et l'envie surtout ... je suis vraiment impatiente de vous voir à l'œuvre je dois avouer, quitte à passer pour une amatrice du Dimanche.


Large sourire pour étayer ses dires à demi taquins. Tous deux orphelins, le délicat sujet a été évoqué sans la moindre gêne, naturellement, comme tout ce qui se passe entre eux. Et elle doit bien reconnaître qu'elle apprécie cela autant qu'elle en est surprise.

- Pour l'Italie ... oui je connais quelques uns des plus beaux endroits de la Calabre à la Toscane, en passant par la Sicile et Venise, ou je n'ai fait qu'un bref séjour. Il faut être deux pour apprécier cette cité lacustre, et c'est aussi sur ma liste des " choses impératives à faire " Il y a une telle richesse culinaire que vous adoreriez je pense, ou qui serait tout du moins un registre de connaissance important pour votre profession ... les "Mamas" Italiennes ont toutes moultes secrets à dévoiler, mais je ne doute pas que vous en maîtrisiez déjà quelques uns, et au pire, si je perds contre vous ... tout est possible ... je vous en délivrerai un ou deux de ma connaissance.

C'était plus fort qu'elle, elle était tellement bien et détendue, qu'elle était joueuse et taquine, tout simplement ... tout naturellement. Ce genre de rencontre imprévue était si rare qu'elle le fit remarquer, au risque de passer à nouveau pour une éberluée cambrousarde aux principes de vie particuliers.

- Le repas était divin, je vous remercie vraiment de cette fin de soirée que vous m'offrez Chef. Et je dois dire que votre compagnie est plus qu'appréciable ... mais je n'oserai m'imposer davantage, va falloir me mettre dehors ... je vois que votre personnel a terminé son travail et que nous sommes les derniers clients, je vais finir par être mal à l'aise de vous accaparer à ce point ...

Le blanc maculé de son assiette prouvait quel plaisir elle avait eu a déguster ce plat en sa compagnie, et bien qu'elle aurait aimé prolonger cet instant si agréable avec lui, la politesse voulait qu'elle écourte une fin de repas qui pouvait se poursuivre encore bien tard s'il continuait de la lancer sur des sujets qu'elle affectionnait. Faire parler de son pays une Italienne était dangereux si l'on souhaitait se coucher tôt !
Pourtant ...
Pourtant elle avait envie de le connaître et d'échanger encore plus avec ce gentleman charmeur au sourire enjôleur et aux yeux autant envoutants que ravageurs.

- Par contre il va falloir me raconter vos expéditions au Mexique et surtout en Thaïlande ... et promis je ne vous parlerai que très peu des richesses de l'Italie, de ses habitants si accueillants, de l'architecture impressionnante de certaines capitales et des palais vénitiens comme la Cà D'Oro ... ou de toutes les traditions, comme celle de l'anneau offert aux Eaux de la lagune de la Sérénissime par le Doge, ou ... désolée, c'est plus fort que moi, je voue une passion pour l'histoire de certaines de ces villes. J'aurai adoré y vivre en fait, si mon père n'av ...

Sauvé par l'arrivée d'un serveur venant récupérer leurs assiettes !
Quelle sotte, elle s'égarait et se sentait tellement en confiance qu'elle en oubliait de garder ses distances sur certains sujets. Elle félicita le cuisinier par son intermédiaire, et déclina un second verre de vin qu'il allait proposer. Mais hésita lorsqu'il tendit une carte des desserts, détaillant les pâtisseries et confiseries maisons qui accompagnaient le café gourmand. Impossible de résister, mais elle tordit sa bouche pour se mordre la lèvre, laissant à son hôte la possibilité de la renvoyer dans ses pénates étant donné l'heure avancée et le restaurant maintenant déserté.

- Vous avez probablement une tonne de choses à gérer pour la fermeture, et comme dit, je ne voudrais pas abuser ni m'imposer davantage ... Il suffit de m'appeler un taxi, dernier service que je me permettrais de vous demander, et je vous laisserai enfin tranquille ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Dim 12 Juil - 15:40

C'est vrai qu'on raconte que les Italiens parlent beaucoup et qu'ils peuvent tenir une discussion pendant des heures lorsqu'il s'agit de leur pays ou même de leur famille. Isaac ne sait pas s'il ne s'agit que de préjugés ou de je ne sais quoi encore mais ce qui est sûr c'est que Charly aime papoter. Cela est-il lié à ses origines méditerranéennes comme on pourrait le croire si l'on écoute les bruits de couloir ? C'est assez compliqué d'en arriver à une telle conclusion. Une seule chose est certaine c'est que l'on a pas le temps de s'ennuyer en partageant une discussion avec la jolie jeune femme à la crinière brune. C'est d'ailleurs assez agréable comme situation, on a juste l'impression d'être intéressant. Oui, Isaac se dit que si Charlotte lui raconte tant de choses c'est qu'elle lui porte un minimum d'intérêt. Sinon, elle ne s’ennuierait sûrement pas à tant de bavardage pour captiver l'attention d'un homme qui ne lui donne guère envie de sympathiser. Cette conclusion là est bien plus motivante. L’afro-américain écoute avec attention les rêves de voyage de sa nouvelle rencontre. Elle lui parle de la Thaïlande mais également de l'Italie. Elle parcoure les côtes Italiennes à travers des mots y déposant de nombreuses éloges et glissant dans le coeur de son interlocuteur, des envies de découvertes. Il n'avait jamais trop pensé à partir en voyage si loin. L'Europe lui semble être le bout du monde même si ce genre de voyage pourrait lui apporter beaucoup. Tout d'abord en tant que personne de part les rencontres que l'on peut y faire mais également en tant que Chef. L'Europe c'est aussi la méditerranée et sa cuisine atypique mais également la France. Oui sur ce dernier point, on dit bien que la cuisine Française est la meilleure au monde. Ce n'est sans doute pas pour rien. Aujourd’hui Isaac est bien trop occupé pour partir en voyage mais il se dit que d'ici quelques années, il pourrait se prévoir cela. Après tout, pourquoi pas ?

Avec le temps on pense toujours que les grands voyages se doivent d'être réalisés aux périodes fastes de notre vie. Là où on a plus de temps, moins de responsabilités peut-être. Bref, il y a des moments plus propices aux excursions lointaines. C'est tout à fait vrai et Isaac est dans une période de sa vie où il a énormément de travail. Son restaurant marche très bien et c'est sûrement pas le moment de faiblir, il doit travailler pour se rapprocher de sa prochaine Étoile. Il sait qu'il est sur la bonne voie mais aussi sur la bonne liste des bons guides pour se rapprocher de ce second sacre. Cette nouvelle Étoile il la convoite tellement qu'il peut mettre tout de côté pour y parvenir. Cependant ce soir, ce sont les étoiles scintillantes dans les yeux de Charlotte qui attisent sa curiosité. Les deux jeunes gens n'ont pas bougés de leur table, ils partagent toujours ce même repas et pourtant les voyages s'invitent entre-eux. Après une courte halte en Thaïlande et quelques passages plus profonds au coeur de l'Italie, un sujet plus délicat se glisse à table. Le regard posé d'Isaac se dépose sur la belle femme qui l'accompagne. Silencieux, il est cet homme discret qui écoute une confidence. Il découvre que Charly a perdu ses parents. Oui, elle aussi. Se sentant naturellement un peu plus proche d'elle, de la compassion naît instinctivement dans les ténèbres de son regard. Écoutant les souvenirs de la jeune femme, Isaac s'imagine des parents présents et surtout soucieux du bien-être de la petite Charlotte. Oui, il imagine un père protecteur pour ce petit bout de force de la nature.

" Je suis désolée pour vos parents Charlotte. " Confie-t-il sobrement entre deux coups de fourchette acérés.

" Je sais ce que c'est que de devoir se construire avec des souvenirs. " Reprend-il en chassant son regard vers son verre de vin presque vide. Il termine ce dernier en le portant jusqu'à ses lèvres. Souhaitant alléger un peu de la couverture si sérieuse qui revêt leur échange, il adresse un sourire à sa partenaire de discussion. Lui glissant quelques mots de manière quelque peu plus basse, peut-être plus douce, d'une voix à la note sucrée : " Avec toutes ces choses, vous avez l'air d'avoir construit une femme accomplie. "

Comme si elle était un peu la seule architecte de la femme qu'elle est aujourd’hui, il se fait subitement silencieux pour un moment de partage particulier, plus prononcé, empli de sensations invisibles. Son assiette se vide peu à peu. Celle de Charly reçoit le même sort. Les discussions s'enchaînent, les regards suivent se ponctuant de différents sourires. Finalement, la demoiselle confie avoir apprécié ce repas quelque peu improvisé. Ce compliment caresse le visage de l'afro-américain, réchauffant ses joues et deux légères fossettes. Une courte seconde s'écoule et le Chef ne laisse guère le temps à une quelconque minute de s'envoler.

" Vous m'envoyez ravi, je suis content d'avoir fais le bon choix. " Ajoute-t-il en faisant référence à sa proposition passée concernant les cannellonis.

" Un petit dessert et je vous raccompagne si vous le souhaitez ? "

Aussitôt, il se rend compte que sa phrase peut-être quelque peu mal vue. Oui, c'est vrai, on ne propose pas à une nana que l'on vient de rencontrer ce genre de truc. Elle peut se demander où l'on veut en venir où que sais-je d'autre. Toute fois, Isaac souhaite juste lui éviter la galère des taxis jusqu'à Brookfield. Le soir il est compliqué d'en trouver un courageux qui vous emmènera jusqu'à la porte de chez vous. Isaac souhaitait donc se montrer galant et raccompagner cette délicieuse rencontre jusqu'à chez elle. Il sait que comme ça, elle sera en sécurité. Oui mais voilà en voulant faire simple et gentil, il a peut-être parlé un peu trop vite. Ne sachant trop quoi rajouter, espérant juste qu'elle comprenne le fond de sa pensée, il s'en remet à son regard.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 13 Juil - 15:20

Quel revirement pour une soirée qui avait pourtant si mal démarrée. La jeune comptable se retrouvait face au propriétaire de l'Endroit à échanger des confidences sur sa vie. Ce qui ne lui ressemblait absolument pas, mais il y avait quelque chose en lui qui l'incitait à délier sa langue et partager une partie de son histoire et passé avec cet homme. Il était agréable, charmant, attentif à vouloir la satisfaire gustativement et ne semblait pas se forcer à écouter la pipelette. Les quelques points communs facilitaient également les présentations entre ces deux personnes qui n'étaient pas sensées passer ce Samedi soir ensemble. Le moment n'en était que plus appréciable pour la cliente, et peut être pour lui également. Même s'il était temps d'y mettre un terme, et c'est ce qu'elle suggéra afin de ne pas abuser de la situation à une heure devenant tardive. Elle proposa donc qu'il lui rende un dernier petit service en lui appelant un taxi afin de se faire raccompagner chez elle.

Mais Isaac lui fit une autre proposition, qui la fit sourire dans un premier temps, constatant l'air un brin gêné lorsqu'il réalisa la façon dont il lui avait intimé de partager un dessert avant de lui même jouer les chauffeurs pour la brune. Certes, ils habitaient le même quartier, dont la réputation ne facilitait pas l'accès à un taxi à partir de certaines heures. Mais après tout, il aurait très bien pu la laisser se dépatouiller seule. Au contraire, il prenait l'initiative de se porter garant de son retour à domicile.

- Votre choix était tout simplement parfait, pour ce plat, et je ne doute même pas que chacun de ceux que vous proposez au Menu le sont également. Je vous remercie de m'avoir permis cette dégustation fort agréable ... et de surcroit en très bonne compagnie. Je ne sais pas si j'ai construit une femme accomplie, je crois que l'éducation inculque des bases qui ne demandent qu'à être développée selon les choix et envie lorsque l'on devient adulte, et d'autant plus en étant orphelin précoce. Mais je prends cela comme un compliment, merci, et vous le retourne, lorsque l'on voit ce que vous avez fait de ce lieu de part votre professionnalisme et vos dons culinaires ...


Elle reposa son verre de vin maintenant vide, avant de relever ses yeux vers lui et les plonger dans le ténébreux regard. Hésitant quelques instants avant de poursuivre, c'est avec un sourire mi charmeur, mi moqueur qu'elle lui répondit

- Pour ce qui est de votre proposition, merci beaucoup, mais je me sens vraiment gênée de toutes ces attentions Isaac ... je suppose que j'aurai dû prévoir et prendre mon véhicule, mais je craignais de finalement me retrouver coincée si je buvais un peu d'alcool, et cela est le cas, même s'il y a des chances que votre délicieux Champagne n'est plus d'effet à cette heure-ci. Vous êtes sur que cela ne vous dérange pas de me raccompagner ?

Charlotte pensait à la fermeture de l'établissement et ce que cela impliquait,  entre rangement, comptes à faire, instructions à donner à son personnel ... mais après tout, il était le patron et donc n'était pas sensé gérer cela, ou tout du moins pouvait exceptionnellement laisser ses employés s'occuper de cette tâche.
Bien évidemment, elle préférait qu'il joue les gentleman poli et la ramène, plutôt que de se retrouver seule au milieu de la nuit dans son quartier, peu sécurisé aux dires de Max et même du Chef, qui pourtant y avait grandi.

- J'avoue que cela me rassurerait. Ma "dette" envers vous augmentera un peu plus encore. J'ai beaucoup de chance ce soir on dirait ... un dîner que vous avez rendu parfait en jouant mon sauveur de soirée plantée come un lapin. Merci ...

L'Italienne faillit tendre sa main vers celle masculine, amicalement et en guise de remerciement, mais se ravisa à mi chemin, craignant que ce geste ne soit perçu comme trop familier. Une hésitation d'à peine quelques secondes, avant de finalement aller au bout de son acte, puisque partie pour être le plus naturelle possible, ce qui était facile face à ce bellâtre. Sa petite main glissa donc sur celle de l'étoilé, qu'elle serra pour démontrer sa gratitude. Les prunelles claires eurent cependant un peu plus de mal à rester fixées dans ce regard captivant, un brin de timidité l'envahissant.
Il faut dire qu'il était vraiment très bel homme, et avec un charisme certain, qui devait faire fondre une majorité de la gente féminine.
Et pour le coup, la pragmatique comptable était à nouveau troublée.
Sans raisons apparentes, mais c'était ainsi. Son magnétisme agissait sur elle, et il était difficile de le masquer. Elle secoua légèrement la tête, faisant onduler ses longs cheveux sur ses épaules, avant de reprendre un peu d'assurance et enchaîner tout sourire.

- Je vais vous faire confiance jusqu'au bout et vous laisser carte blanche mon cher Isaac ... pour le dessert ... et cette clôture de soirée. A vous de décider, et je vous suivrais aveuglement puisque chacune de vos propositions n'a fait que me ravir tout au long de cette charmante soirée ...


A son tour elle rosit de sa réplique pouvant être perçue comme osée, mais cette fois elle s'en amusa, en toute innocence, détendue et merveilleusement bien, elle était ravie de pouvoir prolonger ce délicieux moment ... qui pouvait devenir dangereux toutefois, puisque cet homme lui plaisait et réussissait aisément à la faire se confier en plus de la troubler plus que de raisons ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaac Anderson
« Cœur à prendre »
Messages : 652
Date d'inscription : 10/10/2012
Age : 33
Localisation : Brookfield

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
2989/10000  (2989/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 27 Juil - 11:44

Charly semblait assez gênée et embêtée par la proposition d'Isaac. Lui qui avait toujours vécu ici, il souhaita juste que le retour de Charlotte se passe le mieux possible. Il connaissait les embrouilles possibles qui se jouaient ici chaque soir. Il voulait juste s'assurer que cette jeune femme, aussi sympathique que gentille, retrouve tranquillement son appartement. En plus ce n'est pas non plus comme s'il devait faire un gros détour pour la raccompagner jusqu'à son domicile. Non, ils vivent dans le même district, au pire à une quinzaine de minutes l'un de l'autre, rien d'insurmontable en somme. L'afro-américain ne se voit pas non plus insister si elle ne désire pas accepter sa proposition. En effet, ça pourrait également être mal interprété et c'est quelque chose qu'il ne souhaite vraiment pas. Déjà qu'en début de soirée, un quiproquo l'avait fait passé pour le genre d'hommes qu'il méprise plus que tout. Il ne souhaitait pas passer maintenant pour le mec qui avait des idées derrière la tête. Il était à des millénaires de cela et même si bon nombre de personnes le savait, ce n'était pas forcément le cas de Charly. Il venait de rencontrer cette jeune femme aujourd'hui même, c'est normal qu'elle ne connaisse pas tout de la personnalité du propriétaire des lieux. Le contraire serait plutôt étonnant et également inquiétant.

Finalement, Isaac n'a pas besoin de plaider pour sa cause bien longtemps car la jeune femme qui se trouve face à lui, semble savoir qu'il vaut mieux être accompagné pour rentrer à Brookfield le soir. Elle accepte ainsi la proposition du Chef étoilé et ce dernier lui confie alors un sourire, réconfortant et rassurant à souhait. La jolie Charlotte ne cesse de le remercier. D'abord pour le repas mais également pour sa proposition de la raccompagner jusqu'à chez elle. Il n'y a pourtant pas de quoi fouetter un chat bien qu'il est vrai que tout le monde n'aurait pas fait de même. Ainsi Isaac accepte les remerciements et les accueille avec le sourire. Cependant il ne peut faire autrement que prendre la parole. Charlotte doit savoir que tout cela lui fait également plaisir et qu'il n'y a aucune dette à ce sujet. Au contraire, c'est un moment partagé et ce moment était appréciable. Il ne faut pas qu'elle se sente redevable de je ne sais quoi simplement car elle a partagé le repas du propriétaire des lieux et que ce dernier a prit le temps de la raccompagner jusqu'à son appartement. Non, c'était sympathique pour lui aussi alors on peut dire que de cette manière, il n'y a aucune dette en la matière.  

" Ça ne me dérange pas du tout. On doit habiter à dix minutes l'un de l'autre maximum, ça me pose pas de problème et au moins, comme ça, vous êtes tranquille pour rentrer. " Ajoute-t-il entre deux sourires tout en faisant signe à un de ses employés pour commander le dessert.

Alors que le serveur termine de ranger les verres qu'il vient de ramasser sur les diverses tables, il fait un léger signe de la main pour expliquer qu'il arrive dans 5 petites minutes. Isaac acquiesce dans un court hochement positif de la tête. Son attention est très vite rattrapée à sa table. Alors qu'il ne s'y attendait vraiment pas, il ressent la présence de Charlotte auprès de lui. Son sombre regard glisse en direction de la table, il y découvre la main de la jeune femme sur la sienne. D'abord surpris par le mélange de couleur sur la nappe aux tons sablés. Un léger sourire parcoure ses lèvres alors que ses yeux recherchent le contact du regard de la jeune femme. Lorsqu'il retrouve ce dernier, il ne peut que remarquer la timidité qui s'empare de Charly. N'en ajoutant rien, il est un peu amusé de la situation mais ne le montre pas forcément. C'est étrange, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec une femme comme Charlotte. On a peur de trop en faire ou encore de trop vouloir bien faire et au final de passer pour ce que l'on est pas. Isaac se pose naturellement beaucoup de questions mais sur le coup, il a juste envie d'être lui-même. Instinctivement, il est donc gentil et attentionné. C'est ainsi depuis toujours, on ne peut pas se changer.

" Bon, je sais ce qu'on va prendre alors. " Argue-t-il alors que son serveur se dirige à leur table.

Isaac en profite pour passer la commande à voix basse, le tout afin de préserver la surprise pour son interlocutrice. Le serveur s'éloigne de nouveau pour revenir une dizaine de minutes plus tard, coupant l'afro-américain dans la discussion qu'il partage avec Charlotte.

" C'était une charmante soirée pour moi aussi. Bien que complètement inattendue. " Explique-t-il alors que deux assiettes à dessert creuses sont déposées sous leurs yeux. Alors que la cloche s'envole en même temps que le serveur, Isaac dépose rapidement ses yeux sur son dessert. Tout lui convient, ainsi il regarde de nouveau la jeune femme qui l'accompagne. Ne tardant pas à expliquer son choix : " J'espère que vous aimez les fruits. C'est un dessert que j'aime beaucoup car il est frais et pourtant très gourmand. Puis on est dans la bonne saison alors autant en profiter. "

Ses yeux parcourent le visage de Charlotte tentant de capter sa surprise ou non, son appréciation quelle soit positive ou pas. C'est pas forcément toujours facile de deviner ce que pense les gens qui découvrent vos plats. Même si vous avez l'habitude, parfois vous vous demandez vraiment si vous avez tapé dans le mille ou alors pas du tout.

" C'est des abricots rôtis, craquelés à la crème d'amande et une sauce sorbet, à l'abricot également. Le coté chaud/froid et fruits sucrés, moi j'aime bien. " Lance-t-il en tentant d'expliquer son choix. Attendant la réaction de la belle avec impatience, il s'arme aussitôt d'une cuillère.

Au même moment, les notes fruitées et tièdes s'échappent de l'assiette aux teintes orangées.

_________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
« La sagesse dans un monde de brute. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charly Fox
Messages : 192
Date d'inscription : 22/05/2015

Feuille de personnage
Jauge d'expérience:
525/10000  (525/10000)
Jauge de liberté:
20/20  (20/20)
Disponibilité Rp': Oui
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Lun 27 Juil - 15:02



La rencontre hasardeuse l'était d'autant plus vu le nombre de point commun entre les deux derniers attablés de l'Endroit. Comme il le soulignait justement, ils ne devaient pas habiter à plus de dix minutes l'un de l'autre dans ce district de la ville. Peut être même dans la rue voisine ? L'agréable hôte n'en paraissait que presque trop parfait. Légère et détendue après l'excellent repas partagé, l'italienne avait osé accepter qu'il la raccompagne, tout comme le contact physique à nouveau de leurs mains. Tactile, elle l'était de part ses origines. Par affection, remerciement. Tout comme là. Bien qu'une chose était différente, incontrôlée et sans logique apparente : le trouble provoqué par cet homme, qui réussissait malgré lui à la déstabiliser légèrement. Par sa gentillesse, ses attentions ... et probablement un brin par son charme auquel elle devait bien admettre ne pas être insensible.

Lui ayant laissé le choix du dessert, elle l'observe héler puis discrètement passé commande auprès du serveur terminant de débarrasser les derniers verres trônant sur les tables désertées à cette heure d'une nuit déjà bien avancée. Le tout entrecoupé de sourire attendrissants qu'il lui adressait, à peine surpris du contact physique qu'elle avait imposé un court instant.
Il confia même passer une charmante soirée également. Improvisée. Inattendue. Mais charmante oui ...
Impossible de le nier. Il y avait une éternité qu'elle n'avait pas passé de moments aussi agréables, en compagnie d'un homme cultivé, agréable au possible, séduisant et presque craquant.
Sotte Charlotte, qui s'en veut un court instant d'imaginer autre chose qu'un simple dîner partagé en tout bien tout honneur !
Pas son genre pourtant. Mais il avait quelque chose de particulier, en plus de la "magie du hasard".
La brune se dit qu'elle devrait vraiment sortir un peu de chez elle et renouer des liens sociaux avec l'extérieur, et autre que Max. Depuis qu'elle s'était installée ici, elle passait la majorité de son temps dans son loft qu'elle réaménageait pour en faire son cocon et ne s'était pas rendue compte du point auquel elle s'isolait du monde extérieur. Probablement que cela aussi pesait dans la balance ce soir, et contribuait à ce qu'elle soit un peu troublée de l'instant partagé avec le bel étoilé.

- Parfait choix ... c'est ...

Elle en perd ses mots une seconde lorsque les cloches se soulèvent des jolies assiettes creusées de dessert, dévoilant le met à base d'abricots

- C'est très appétissant en plus d'une présentation soignée en couleurs. J'adôore les fruits, bien sûr, ceux ci particulièrement. Et cette promesse de douceur différemment tempérée, hummm ... si je vous dit que vous avez mis dans le mille, avec mes préférés, vous allez croire que j'exagère pour vous séduire ...

Le regard du Chef, insistant et scrutant dans l'attente de sa réaction, ne pourra que remarquer l'enthousiaste flagrant dans les yeux brillants de la gourmande qui immédiatement se saisit de sa longue cuiller alors que la tête se penche à peine au dessus du dessert pour humer les effluves fruitées. Charly en ferme les yeux un instant, laissant s'échapper un soupir de ravissement, avant que ce ne soit un gémissement de plaisir lorsque le fruit fond délicatement entre son palais et sa langue.

- Di-vin, souligne t-elle après trois bouchées rapidement enchaînées, et avant de relever vers lui ses prunelles étincelantes. Délicat et frais, sirupeux et juste tiède, un régal, craquant à souhait ... tout ce que vous faites est toujours aussi exquis ? C'est prometteur ...

Sourire comblé qu'elle lui adresse ... avant de vite se reprendre, gênée du manque de précision dans ses propos, pouvant prêter à confusion !

- Dans le domaine de la cuisine, je voulais dire, je ... enfin, j'imagine que vous aviez compris. Vous méritez bien plus qu'une étoile Isaac, j'aime vraiment beaucoup votre façon d'appréhender la cuisine qui se détecte de suite dans vos plats, dans les produits utilisés que vous sublimez. Je comprends mieux pourquoi il faut attendre des jours et des jours pour avoir la chance de réserver une table chez vous ... quel voyage ...

Les yeux clairs de la femme se fermaient presque à chaque bouchée, elle se régalait et ne le cachait pas. Sans exagération aucune, c'était un pur délice. Qui lui donnait presque envie de se mettre à apprendre à confectionner du sucré, qui n'était pas du tout sa spécialité. Bien plus douée pour manger les desserts que pour les fabriquer, elle s'imagina un instant suivant les conseils de ce talentueux Chef lui donnant des cours. Comme s'il n'avait que cela à faire ! Elle aurait déjà la chance de le voir à l'œuvre derrière les fourneaux, s'il tenait parole et relevait le défi concours sauce tomate. Hâte de le voir œuvrer sur son piano. Même si pour cela elle allait devoir ouvrir les portes de son loft, donc de sa vie privée, chose qu'elle évitait d'habitude, mais dont curieusement elle avait hâte, avec lui.

- Vous saviez que cette "Prune d'Arménie" qu'est l'abricot est en fait originaire de la Chine ou il pousse à l'état sauvage depuis des millénaires et qu'ils utilisent avant tout pour l'amande et ses bienfaits médicinaux ? J'ai récemment vu un reportage sur les ... rhôo, je ne sais pas pourquoi j'vous parle de cela à cette heure ci, qui n'est pas celle d'un cours ! Veuillez m'excuser, je vais profiter pour m'éclipser un instant ...

Joignant le geste à la parole dans sa confusion, la jeune femme se lève et quitte la table pour lentement se diriger vers la salle d'eau du restaurant. Ravie de constater que ses pieds se sont habitués à leur nouvel écrin de cuir, et lui permettent de se déplacer sans risquer de s'affaler sur le sol. Quelques courtes minutes après, Charly retourne dans la salle presque déserte retrouver son hôte, la table ayant du être débarrassée puisque le repas était maintenant terminé et qu'il allait bien falloir que cette soirée s'achève ... même si elle n'en avait pas la moindre envie ... ce qui pouvait presque se lire dans le sourire et regard qu'elle affichait et destinés au séduisant propriétaire et accompagnateur de ce Samedi soir particulier ...

_________________



@LADY
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: L'Envers de l'Endroit - Terminé -    Aujourd'hui à 22:25

Revenir en haut Aller en bas
 

L'Envers de l'Endroit - Terminé -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit.
» Le toit, super endroit pour une sièste... Ou pas. [PV May Willis] [terminé => suite à l'infirmerie]
» A n'importe quel endroit où mes yeux se posent, je te vois. [Sky O'Meara/ Sunggyu Kim] [Terminé]
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» Amis, envers et contre tout [ PV ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Woodbury Hills :: Le centre-ville :: Woodbury Center :: Economic Center :: L'endroit - Restaurant étoilé-
Le forum décline sa responsabilité pour tout usage de patronymes existants ou ayant existé. Les membres s'engagent à produire un jeu fictif et personnel. Woodbury est une ville fictive ainsi aucune référence à des sociétés, commerces, gangs ou mafias existant(e)s ne saurait être tolérée.