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 The flowers of carnage [Ellen Emerson][Action]

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Dehlia Jones
« Queen of the black wolves »
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MessageSujet: The flowers of carnage [Ellen Emerson][Action]   Lun 1 Juin - 16:09

Il fallait faire quelque chose. Sortir de la maison de repos était la première étape. Sa deuxième était la vengeance des siens. Mais pour atteindre cette dernière, Mrs Jones devrait passer par de nombreuses étapes intermédiaires. La première était d'une importance vitale : Assurer le fait de rester vivante jusqu’à la fin de cette histoire. Si en sortant de la maison de repos, elle était plutôt confiante, ce n'était plus du tout le cas à présent. Non pas qu'elle désire mourir mais que cela lui arrive bêtement sans avoir pu appliquer a ses yeux la justice saine et libératrice d'un canon entre les deux yeux, lui paraissait tout bonnement inconcevable. Deux jours. Voila deux jours qu'elle n'avait pu se poser pour pouvoir réfléchir un peu plus. Réfléchissant comme un animal traqué, la demoiselle était devenue introuvable, bien que se trouvant toujours a Woodbury Hills. Depuis que l'on avait forcé la porte de son appartement, elle ne s'y sentait plus légitimement en sécurité. C'est pourquoi la douche brulante qu'elle était en train de s'administrer en ce moment était a ses yeux, un véritable luxe. Essayant pendant quelques minutes de ne plus penser du tout, elle n'y parvenait pas. Se remémorant seconde par seconde sa dernière entrée dans son appartement. Prenant le plus d'affaires possible qu'elle avait chargé a la hâte dans le coffre de Kelly, elle avait fui. La première nuit, elle avait dormi dans les montagnes alentours, l’œil a moitié ouvert. Si le système assurant sa surveillance était bien présent, cela aidera a faire croire qu'elle avait disparu de Woodbury. Mais finalement, elle était revenue. Elle ne pouvait plus se permettre de rouler avec Kelly, mais elle n'avait aucun autre moyens de transports. Les transports en communs faisait d'elle une cible beaucoup trop vulnérable. Certes, elle y serait beaucoup plus discrète, mais elle y aurait beaucoup plus de mal également a contrer les assauts de ses ennemis. Si elle voulait mener sa dernière mission a bien, elle aurait besoin d'appuis. Ou alors, autant foutre le camp d'ici et revenir plus tard dans une mission suicide. La deuxième solution ne lui convenant pas, elle avait opté pour la première. Son dernier appel téléphonique avait été pour Jason. Il devait l'aider a se sortir de là. Ou bien, autant jeter l'éponge dès maintenant. Ce fut quand on toqua a la porte, qu'elle se figea. Seul Jason savait ou elle se trouvait actuellement. C'était un contact a Blackwel et il n'était à sa connaissance, pas a Woodbury Hills en ce moment. Elle n'avait pas encore pris le temps de contacter Courtney, non plus.  Sortant le plus silencieusement possible de sa douche, elle se saisit de la petite culotte se trouvant avec le reste de ses habits propres. Ne prenant pas le reste, n'en ayant pas le temps, elle prit son glock 19, ou son silencieux était déjà vissé, prêt a l'emploi. Se dirigeant vers la porte d'un pas félin, elle regarda d'un coup d'oeil rapide par le judas. Personne ne connaissait cette chambre d’hôtel au sein de Woodbury Hills. C'était un homme dans la vingtaine d'année. Il ne ressemblait en aucun cas a un ricer, plutôt le physique des hommes de l'est. Les cheveux aussi longs qu'il étaient blond, il était plutôt baraqué, et son manteau long qui portait malgré la saison, laissant présager milles et unes cachettes, ou bien une arme de guerre compacte prête a servir. Il n'avait pas la tête d'un livreur de pizza qui s'était trompé de porte. De toute façon, elle appliquerait la même méthode pour tous. Tout le monde était susceptible de lui faire sauter le crane dans cette ville, jusqu’à nouvel ordre. Décidément de jouer l'effet de surprise, elle ouvrit violemment la porte en braquant le blondinet. On vit passer sur son visage, une expression de franche stupeur. Puis vint une expression de terreur, teinté d'une légère touche d'excitation sexuelle quand il se rendit compte que même si il était a dix centimètres d'une arme de poing prête a faire feu, la femme qui le braquait était quasiment nue. Un sourire mauvais sur le visage, Dehlia s'adressa a lui, le moins fort possible tout en étant parfaitement audible.

Dehlia : Tu as trois secondes pour rentrer. Ou je te fais sauter la cervelle, darling...

Il est très étrange de constater a quel points les hommes savent se montrer docile, quand on y met les formes. Le dernier mot avait prononcé d'un ton franchement aguicheur mais l’habitude de Dehlia ne laissait aucun doute. Hésitant une seconde, le jeune homme grimaça. Quel doux dilemme, n'est ce pas ? Se faire inviter par une femme dans sa chambre en si petite tenue paraissait franchement excitant. Mais elle montrait clairement qu'elle n'était pas là pour rigoler, et qu'elle pouvait appuyer a tout moment sur la gâchette. Finalement, il fit un signe de tête et entra sans faire d'histoire. Prenant la précaution de ne pas lui tourner le dos, elle ferma la porte et la verrouilla. Toujours ce sourire si particulier au visage, elle demanda froidement.

Dehlia : Combien êtes vous ? Qui prétendez vous être ?

??? :  Je m’appelle Dimitri. Je suis seul, et je suis envoyé par les cœurs rouge.

Dehlia : Les cœurs rouge ? C'est ça, et moi, je suis actrice a Hollywood.

Dimitri : Avec un physique pareil, vous pourriez...

Malgré le glock pointé sur son front, l'homme ne pouvait s’empêcher de sourire, rapellant a Dehlia qu'elle était a peine plus habillée que Eve, en son temps. Enfin, tout cela n'avait pas beaucoup d'importance pour l'instant. Elle jouait sa vie, alors lui faire cracher les vers de son nez était a ses yeux beaucoup plus important a ses yeux que de s'offrir en un spectacle indécent. Le tenant toujours en joue, elle le fit reculer jusqu'au mur a l'opposé de la porte d'entrée. elle fit descendre son arme sur l'entrejambe du blondinet. Le sourire de Dehlia s’agrandissait. Elle ne saurait dire ce qui faisait monter une telle excitation en elle. Le fait qu'elle le trouve mignon, ou bien le frisson du plaisir qui parcourait son corps a l'idée que son glock soit a deux centimètres de ses bijoux de famille, prêt a faire feu ? Se collant contre lui, dans le but avoué de lui faire véritable fondre un fusible, elle enchaina d'une voix douce et sucrée. Il était effrayant de voir a quel point toutes ses attitudes étaient contradictoires. On aurait pu la penser sérieuse si elle n'avait pas une arme de poing a la main, et ce sourire que l'on prête parfois aux psychopathes, sur les lèvres. Elle n'avait pas contacté les cœurs rouge d'elle même, et elle ne voyait absolument pas pourquoi ils voulaient lui parler, maintenant qu'elle n'était plus rien. Autrefois, cela aurait pu être du business. Mais aujourd’hui, ils n'avaient aucun intérêt a se soucier d'elle. Tout cela n'a aucun sens. La manière dont elle le traitait non plus. Mais ce jeune homme était peut être sa dernière proie potentielle, alors autant en profiter. Tenant fermement son glock, elle se laissa aller.  Se penchant vers lui, elle lui offrit un baiser langoureux et passionnel... Pendant dix bonnes secondes. Puis elle se retira,en lui mordant franchement les lèvres. Tandis qu'elle entendit l'homme pester de douleur, elle vit avec satisfaction la lèvre inférieure de Dimitri saigner.

Dehlia : Tu aimerai t'envoyer en l'air avec moi, mon petit ? C'est ce qui va t'arriver, si tu ne me raconte pas toute la vérité. Mais je serais prête a parier que dans cette histoire, il n'y a que moi qui vais y prendre mon plaisir... Ce serait dommage, tout de même.

Sentant la respiration de l'homme s'accélérer violemment, elle planta son regard dans le sien. La mort pouvait prendre bien des formes... Et Dimitri n'avait plus aucun doute a présent, sur le fait qu'elle se pressait contre lui. La mort séductrice, cette mort qui exprime une envie de vous plaquer au sol, pour vous rappeler a quel point, jouir des plaisirs de la vie est si important. Mais également cette mort froide et implacable, qui n'hésitera pas a frapper. Cette femme avait beau être aussi séduisante que brutale, elle n'en restait pas moins une semeuse de chagrin. Sentant le souffle de la faucheuse sur lui, il se mit a parler tandis que Mrs Jones ne fit rien pour l'interrompre.

Dimitri : Nous avons été contacté par Jason. Nous connaissons votre situation. J'ai été envoyé par mon organisation afin de vous amener une proposition. Autrefois, vous avez eu l'intelligence de nous laisser un marché qui pouvait pourtant se révéler fort juteux pour vous. Nous avons les mêmes cibles que vous. Toutefois, nous ne pouvons vous soutenir officiellement, déclencher une guerre maintenant ne serait pas judicieux. Cependant, nous pouvons vous fournir une planque et des appuis pour vos protéger. Ceci en échange de contrats. Vous restez une personne dont on apprécie les services, et nous sommes prêt a vous rémunérer et à vous cacher. Si vous donnez de votre personne, bien entendu. Qu'en pensez vous ?

Dehlia : Que ce que tu raconte... Me plait. Faudrait t'il encore que tu sois véritablement un cœur rouge.

Dimitri : J'ai l'air d'être un foutu asiatique ? Du reste, je n'ai pas de preuve tangible a donner. C'est la loi de ce milieu. Des preuves, vous en aurez si vous acceptez ma proposition. Jusqu'au bout.

Dehlia : Qui est ?

Dimitri : Abattre deux cibles. Vous ne serrez pas seule sur ce contrat, un autre contact a nous vous y aidera. Vous passerez pour deux escorts et aurez chacun une cible a descendre. On m'a dit que vous préfériez travailler seule mais c'est cela ou rien. Le contrat est ainsi pour des raisons de logistique. Je n'ai pas plus de détails pour l'instant.

Dehlia : Si j'accepte, que se passera t'il ?

Dimitri : Je prend contact par téléphone immédiatement avec un autre intermédiaire. Notre deuxième élément se rendra ici même demain après midi, et nous vous ferrons parvenir tous les détails.

Dehlia : Bien. C'est d'accord. Mais pourquoi ici ?

Dimitri : Contrairement a vos chasseurs, nous avons une parole. Nous vous avons retrouvés, ce qui n'était pas facile. Mais si vous réussissez, vous bénéficierez immédiatement de notre soutien passif. Autant ne pas s'encombrer d'un lieu différent, au moins êtes vous sur place. Quand a votre échec... Il est très probable que vous trouviez la mort dans cette opération que si j'avais prétendu être un Rising Sung. Avez vous des questions ?

Dehlia : Aucune.

Dimitri : Dans ce cas... Cela vous ennuierai t'il d'abaisser votre glock ?

Dehlia : Appelez les. Tout de suite. J'accepte le contrat.

Le sourire mauvais de Dehlia se mua en un sourire léger, plus de circonstance. Les nouvelles apportés par cet homme étaient excellentes. Se détendant quelque peu, elle cessa de s'appuyer sur l'homme. Cessant de braquer l'entrejambe de l'homme, elle tenait encore son glock en main, prête a faire feu. Dimitri sortit un portable, tandis que Dehlia entendit vibrer le sien. Un message, a cet heure ci ? Ne quittant pas pas des yeux son interlocuteur, elle recula pour se saisir du téléphone. Ce qu'elle y lu la soulagea au plus haut point. " J'ai contacté les cœurs rouges, et leur ai proposé un deal en échange de leur service. Ils seront chez toi dans peu de temps. Quand a moi, je t’appellerais demain. Amicalement, Jason. " Reposant son téléphone, elle regarda l'homme raccrocher. Posant son arme, elle se détendit, et elle vit l'homme se détendre un peu, a l'idée que son interlocutrice n'ait plus si ardemment envie de loger une balle pouvant causer des dégâts irréversibles.

Dimitri : Ils sont au courant. Demain a trois heures de l'après midi, juste ici. Je vous conseille juste de ne pas proposer le même accueil a votre future partenaire, cela jetterai un froid entre vous.

Se mettant a rire, Dehlia s'approcha de nouveau de l'homme. Il n'y avait pas a craindre de lui, pour le moment. Cette mission était une nécessité, et son issue serait une libération. Elle n'avait pas le choix, mais les chances de réussite étaient bonnes. Après tout, ce ne serait pas la première personne a périr par ses armes. Le regard toujours fixé dans ses yeux, elle vit de nouveau les pupilles de l'homme se dilater. Abaissant sa garde, elle se rendit compte que sa tenue n'avait pas changé depuis tout a l'heure. C'était une situation fort gênante... Mais qui n'en restait pas moins intéressante. Dimitri ne pouvait s’empêcher de rougir franchement, en la voyant approcher ainsi. Il se montrait si prude, le pauvre... Abandonnant le peu de tissu qu'elle avait sur la peau, Mrs Jones se pressa a nouveau contre lui. Beaucoup moins menaçante qu'auparavant, elle n'en restait pas moins directive. Depuis tout ce temps... Cela faisait des mois qu'elle n'avait pas ressenti ce fameux frisson. Elle ne se rappelait qu'a peine du plaisir procuré par une autre peau, contre la sienne. Dimitri osait a peine bouger, de peur qu'elle ne change d'avis sur ce qu'elle avait commencé a faire. Si il ne voulait pas la toucher, elle ne se priverait pas du plaisir de le toucher, lui. Elle mourrait d'envie de ressentir le plaisir charnel, de le ressentir lui. De se sentir plus vivante que jamais. L'embrassant tendrement, elle enleva son manteau a une telle vitesse qu'on aurait aussi bien pu croire qu'elle venait de l'arracher. Découvrant une chemise d'une blancheur éclatante, elle la saisit a deux mains et cette fois ci, l'arracha bel et bien tout en continuant a l'embrasser. Faisant ses gestes beaucoup plus tendres, elle poursuivit son exploration du corps de cet homme, dont elle connaissait a peine le nom. Descendant lentement, elle sentait la respiration de Dimitri s'accélérer, s'accorder au rythme de la sienne. Elle le voudrait... Et elle l'aurait. C'était certain.

Dehlia : Laisse toi faire, mon petit... Je te promet que tu ne le regrettera pas. Je te le promet.

_________________


" La plupart des meurtres sont le fruit de la nécessité plutôt que du désir, mais les plus grands d'entre nous, ont tué parce que ça les excitait. Vous trouvez cela fou ? Là, nous touchons à la sémantique. Si je te disais que ce qui est dingue pour moi, c'est de passer quarante années de sa vie à travailler huit heures par jour, cinq jours sur sept, dans un bureau minable avant d'être jeté et de se retrouver dans un asile de vieillards à appeler la mort de ses vœux dans l'angoisse de ne pas arriver jusqu'aux toilettes à temps. Pour toi, ce n'est pas de la folie ça ? "
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Ellen Emerson
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MessageSujet: Re: The flowers of carnage [Ellen Emerson][Action]   Lun 6 Juil - 17:06

Il est des habitudes, des routines qu'il est difficile de briser. Elles sont tellement ancrés dans votre inconscient, paraisse tellement normal que vous ne vous posez même plus la question de savoir pourquoi vous le faites. Pour certains, c'était la première cigarette du matin, d'autres prie. Tous les matins, Ellen se levait avec le soleil et commençait directement par s’entraîner pendant trois heures. Toujours selon le même rythme immuable, abdos, pompe, pompe sur deux doigts puis la même chose sur un seul bras, exercice de respiration, tractions,etc...C'est seulement après son entraînement qu'elle s'autorisait une douche puis son petit déjeuner : des œufs, du bacon, des flocons d'avoine, un jus d'orange et un grand café noir. Même son petit déjeuner n'avait pas varié d'un iota depuis son arrivée aux Etats-Unis.
Elle avait abandonné cette routine à la naissance de Colin et avait calé ses habitudes sur celle de son fils. Ce dernier n'étant plus de ce monde, elle avait trouvé une forme de paix, se sentait comme rassurée par le simple fait d'avoir repris sa routine de toujours.  C'était stupide quand elle y pensait mais elle ne pouvait s'empêcher de le ressentir, comme un état de fait.  
Avant de partir pour ouvrir le Dunkin' & Bookin elle monta sur le toit. Un pigeon arriva, porteur d'un message. Elle prit doucement le volatile, le délesta du petit morceau de papier et lui donna une friandise. Le message était laconique comme d'habitude, guère plus que les informations strictement nécessaire. Il y avait trois photos et un texte

« Hommes en photo sont cibles. La femme est le deuxième tueur pour le contrat, prendre contact à adresse suivante. Pour entrer 3 coups-silence-1 coup-silence-3 coups»

Elle s'empara d'une feuille et d'un crayon et décoda l'adresse, elle la lut plusieurs fois puis brûla le tout. L'idée de travailler avec quelqu'un ne lui plaisait pas particulièrement. Avec le temps, Antchoutka était devenue un loup solitaire, elle avait ses méthodes, ses habitudes et supportait mal d'avoir quelqu'un dans les pattes.  Les tueurs à gages étaient comme les loups, certains travaillaient en meute et d'autre était seuls. Si souvent la deuxième catégorie ne survivait pas longtemps, ceux qui y parvenaient devenaient souvent parmi les meilleurs et les plus dangereux de la profession. Ses années d'expérience lui avait appris que dans un groupe, il y a en toujours un pour vous trahir quand ça n'est pas tous. Quand elle travaillait pour Ivan elle avait dû supprimer certains de ses collègues, souvent des gens avec qui elle avait travaillée, parce qu'ils avaient craqués ou étaient devenus trop gourmand.
Elle savait cependant qu'elle encore trop bas dans l'organisation de Sergeï pour dicter ses volontés. Pour le moment elle devrait se plier aux ordres. La serbe renvoya un message indiquant son horaire d'arrivée.  Elle soupira, prit le temps de faire revenir Ellen et sortit pour aller travailler.


C'est tard dans la nuit que la Chevrolet Impala immatriculé dans l'Illinois se gara en bas de l'immeuble. Il était inconcevable à la serbe de venir dans la journée. La journée était le domaine d'Ellen, la nuit était reversée à Mary, une forme de contrat tacite entre ses deux personnalités assortie d'une réelle précaution de sécurité. De jour, on pouvait la reconnaître ou en tout cas se poser de questions alors que personne ne cherche à savoir ce qui se passe dans les rues de Woodbury Hills la nuit. Mary portait son complet noir italien avec une cravate et une chemise rouge bordeaux, elle avait également ses gants en cuir et portait tout son équipement. Ses cheveux était lissés et formait une version stricte de la mythique coiffure de Veronica Lake. Mary monta les escaliers puis frappa à la porte de sa collègue selon le code convenu. Elle la reconnut immédiatement quand elle ouvrit la porte, le regard de la serbe n'exprima rien. Il n'y avait ni colère, ni mépris, ni désir, ni joie dans les yeux de la tueuse. La personne en face d'elle n'était ni plus ni moins qu'une relation de travail, elle s'en foutait comme d'une guigne comme d'absolument tout le reste.  Antchoutka détailla la personne devant elle avant de rentrer sans rien demander de plus.
Elle ferma la porte derrière elle et sans préambule énonça les règles. Elles étaient simples et la base de toute relation dans ce milieu, les raisons pour lesquelles Mary était encore en vie :

- Avant qu'on parle du contrat, je sais que nous sommes toutes deux des professionnelles mais par sécurité...Je ne veux pas connaître ni ton vrai nom, ni ta vie, ni rien. Tu n'es personne pour moi et c'est réciproque, appelle-moi Mary ou Antchoutka c'est amplement suffisant. Deuxièmement je ne veux pas savoir ni les noms ni pourquoi nos cibles doivent mourir, ça n'est pas mon problème. On est d'accord ?

Oui, on n'avait fait mieux comme entrée en matière. En fait, n'importe quel phrase d'introduction auprès d'une personne était mieux que celle-là. Cependant, Mary n'était pas là pour faire connaissance et devenir amie, il s'agissait d'un briefing de mission et elle était devant une collègue.
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